10 février 2016

Imagier phonétique : [y, ø, œ]

 

    L'objectif est ici de présenter du vocabulaire simple (A1/A2) sous la forme d'un imagier phonétique :

- permettant de travailler une voyelle (ici les voyelles antérieures labiales c'est-à-dire [y, ø, œ]) en position accentuée (comme un dictionnaire de rimes),

- sans support orthographique,

- présenté en groupe rythmique, c'est-à-dire avec un minimum de contexte (n'accordez aucun crédit aux lexiques livrant le mot brut, sans article ou sans contexte),

- avec le temps nécessaire à la répétition,

- avec des voix variées et non-professionnelles, donc authentiques.

 

   Le texte des enregistrements se trouve sur les pages dailymotion des diaporamas. Merci à Christiane, Bernard, Sophie, Vincent, Martin, Cléo, Manue, Marc, Tom, Frédérique, Emile, Olivia, Emmanuelle, Cédric, Michel et Pauline pour leurs voix :)

 

     Les voyelles [y, ø, œ] sont les correspondantes arrondies (labiales) des voyelles [i, e, ɛ]. Autrement dit, quand je prononce un [i] (avec le sourire) et que je projette mes lèvres en avant en les arrondissant en continuant de produire [i], il en résulte automatiquement un [y] : c'est articulatoire. Le français utilise ce trait "arrondi" pour les trois voyelles antérieures [y, ø, œ]. Ces voyelles sont souvent considérées (avec les voyelles nasales) comme caractéristiques du français (même si on les trouve dans d'autres langues, bien sûr).

 

    Le lexique ci-dessous travaille la voyelle [y] en position accentuée, d'abord en syllabe ouverte (qui se termine alors phonétiquement par [y]) puis en syllabe fermée (qui se termine par [y] plus consonne.s). 

    D'après Wioland (1991), la voyelle [y] n'a une fréquence d'occurrence que de 1,9%. Les syllabes CV (consonne-voyelle) les plus fréquentes avec [y] sont [ty] "tu" et [dy] "du" (ces deux mots représentant 50% des occurrences des syllabes CV) , [ply] "plus" représentant à lui seul 60% des occurrences des syllabes CCV, et [syR] (30%), [tyR], [tyn] (50%) des occurrences des syllabes CVC.

    Autrement dit, [y] se trouve dans relativement peu de mots mais les mots dans lesquels il se trouve sont d'un usage très fréquent.

    La voyelle [y] peut poser problème en étant perçue et produite comme [u] (anglophones, hispanophones, etc...) ou comme [i] (arabophones).

 

 La voyelle phonétique [y]

 

 

    Le lexique ci-dessous travaille la voyelle [ø] en position accentuée, le plus souvent en syllabe ouverte (ce qui correspond à la structure syllabique la plus fréquente pour cette voyelle en français) mais aussi en syllabe fermée (dans le féminin de certains noms - danseuse, nageuse, et adjectifs - amoureuse, sérieuse).

Cette voyelle assez caractéristique (c'est comme cela qu'on peut hésiter en français "Euh...") pose problème à de nombreux apprenants étrangers qui peuvent la confondre avec [e] (hispanophones), [o] (arabophones), [u] (japonophones)...  L'entraînement à la production du [ø] français constitue une priorité pour pratiquement tous les apprenants.

 

La voyelle phonétique [ø]

 

 

      Le lexique ci-dessous travaille la voyelle [œ] en position accentuée, qui apparaît toujours en syllabe fermée  - sauf dans le cas des pauses sonores (ex : une histoire-euh...).

Cette voyelle assez caractéristique du français pose problème à de nombreux apprenants étrangers.

 

La voyelle phonétique [œ]

 

 

 

 

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22 juin 2015

Une nouvelle liste de Paloma et César

 

    Paloma et César ont eu envie d'enregistrer une nouvelle liste : les sports.

    Elle vient s'ajouter aux listes précédentes de Paloma :

Les pièces de la maison, Dans le lave-vaisselle, Dans ma trousse, Les insectes

    et à celles de Cléo :

La compilation

    César (qui avait enregistré un poème à 4 ans et demi : Locataires) a encore quelques difficultés pour distinguer parfois les fricatives sourdes ([s, θ, ʃ]) et sur certains groupes de consonnes : il prononce cycli-mse... mais parfaitement bien athléti-sme !

 

 

A vos marques ! Prêts ? Partez !!!

 

 

 

 

 

 

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30 août 2014

Faire-part

 

    Nous avons déjà évoqué ici l'intérêt d'utiliser les histoires drôles comme support à l'entraînement phonétique.

    Les devinettes dites de faire-part (ou Monsieur et Madame...) sont très populaires en français :

- Monsieur et Madame DISSOIR ont un fils. Comment s'appelle-t-il?

- Alain ! ... Alain DISSOIR ! (À lundi soir !)

 

    Elles existent sous la même forme ou presque dans d'autres langues. Par exemple en anglais, ce sont les "knock knock jokes" :

- Knock, knock! - Who’s there? - Noah. - Noah who? - Noah good place we can get something to eat? (Know a good place...)

 

   Un collègue brésilien m'a transmis l'histoire suivante :

Uma família gostava muito de dirigir. O pai dirigia, a mãe os filho mais velho etc (estica-se o quanto se quiser)... Qual o nome da família ?
Passos Dias Aguiar [passa os dias a guiar]

Traduction : Une famille aimait bien se promener en voiture. Le père conduisait, la mère et le fils aîné, etc (ajouter autant de détails que l'on veut). Quel est le nom de la famille ? Passe-les-journées-à-conduire !

Mais ce n'est apparemment pas en portugais une structure générant un grand nombre de devinettes comme cela l'est en français.

(N'hésitez pas à m'envoyer d'autres exemples dans d'autres langues en Commentaires de ce post !)

 

 

     En français, la règle de ces devinettes est stricte : le premier terme doit être un vrai prénom existant, français ou non, mais prononcé à la française. L'association du prénom et du nom de famille crée un calembour par homophonie stricte ou approximative :

Exemple d'homophonie approximative : Monsieur et Madame FONFEC ont une fille. Comment s'appelle-t-elle? Sophie... Sophie FONFEC. (Saucisson sec !)

 

    Quel est l'intérêt en prononciation du FLE de ce type de devinette ?

   Ces devinettes attestent qu'en français, il n'y a pas de marque orale de séparation entre les mots. "Et les gants?" / "Élégant?" se prononcent de la même façon. Tous les mots à l'intérieur du groupe rythmique sont attachés, en particulier avec les phénomènes d'enchaînements et de liaisons. Ce qui rend la tâche d'identification des mots permettant la compréhension particulièrement difficile pour les oreilles non-natives, surtout si elles sont habituées dans leur propre langue à marquer le début des mots.

    Par exemple en anglais, "a nice man" / "an iceman" ne se prononcent pas de la même façon. Dans "an iceman", on marque le début du deuxième mot par un coup de glotte sur la voyelle.

 

    Il est donc particulièrement intéressant d'entraîner les étudiants à percevoir et à produire des groupes rythmiques en français, même très courts, à l'intérieur desquels les mots sont attachés. Les devinettes de faire-part me semblent constituer alors un support adéquat.

 

    Pour ce diaporama, j'ai sélectionné des devinettes simples, en suggérant plusieurs réponses possibles (sur une seule des deux pistes, si on souhaite ne pas les entendre), puis en illustrant simplement la réponse. Commencez par lire la liste des prénoms proposés...

 

 

Paloma, 8 ans, a inventé la devinette suivante avec le prénom d'une fille de l'école :

Monsieur et Madame TARTINE ont une fille. Comment s'appelle-t-elle?

Kimberley ! Kimberley TARTINE. (Qui m(e) beurre les tartines?)

 

Solutions du diaporama :

 

 

 

 

 

 

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09 juin 2014

[œj]

 

    C'est une finale de mot que les étudiants n'aiment généralement pas du tout... Elle n'est pourtant pas si fréquente en français, mais elle est présente dans des mots utiles comme un œil, une feuille, un portefeuille, l'accueil et un mille-feuille pour les gourmands.

Mais aussi pour être presqu'exhaustif : le seuil, un fauteuil, un cercueil, le deuil, un recueil, il cueille, un clin d'oeil, un trompe-l'oeil, l'orgueil, le cerfeuil, le chèvrefeuille, il faut qu'elle veuille, un chevreuil (un bouvreuil), un écureuil.

    Il faut dire que les graphies - EUIL / - ŒIL / - UEIL, ne sont pas faites pour calmer les esprits...

 

    Voici de quoi s'entraîner à produire [œj]...

 

 

 

 

 

L'écureuil et la feuille, de Maurice Carème.      [lEkyˈʁœj / elaˈfœj / dŒ *mOˈʁis kaˈʁɛm

 

Un écureuil, sur la bruyère,              [ɛ̃nEkyˈʁœj / syʁlabʁɥiˈjɛʁ

Se lave avec de la lumière.             [sŒˈlav / avɛkdŒlalyˈmjɛʁ

 

Une feuille morte descend,            [ynfœjˈmɔʁt dEˈsɑ̃

Doucement portée par le vent.      [dusŒˈmɑ̃ pɔʁˈte paʁlŒˈvɑ̃

 

Et le vent balance la feuille          [elŒˈvɑ̃ baˈlɑ̃s laˈfœj

Juste au dessus de l'écureuil;      [ʒystOdŒˈsy dŒlEkyˈʁœj

 

Le vent attend, pour la poser,     [lŒˈvɑ̃ a'tɑ̃ puʁlapO'ze

Légèrement sur la bruyère,        [lEʒɛʁˈmɑ̃ syʁlabʁɥiˈjɛʁ

 

Que l'écureuil soit remonté        [kŒlEkyˈʁœj  swaʁŒmõˈte

Sur le chêne de la clairière        [syʁlŒˈʃɛn dŒlaklEˈʁjɛʁ

 

Où il aime à se balancer           [uiˈlɛm asŒbalɑ̃ˈse

Comme une feuille de lumière. [kɔmynˈfœj dŒlyˈmjɛʁ]

 

 

 

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29 mai 2014

Un héros de cartoon avec un french accent

 

    Pour beaucoup d'Anglo-Américains, l'accent français en anglais est représenté par un des héros des dessins animés de la Warner Bros : Pepé Le Pew.

(Pépé le Putois dans sa version française, qui a alors un accent de latin lover... italien !)

Précision zoologique : Pepé Le Pew est une moufette - comme Fleur dans Bambi, un animal qui n’existe qu’en Amérique du Nord… et pas en France !

Amusez-vous à imiter les caractéristiques phonétiques de l'accent français en anglais !

 

 

Chérie, chérie, je t'aime... I want to tell you I love you so, I can't pretend that I don't you know.... Do not say it's in vain...

Oh hello there ! I am so glad you could come ! You have never look more ravishing ! Do you mind waiting just for one minute, golden girl? While I slip into something more comfortable? Intimate, no? All right, I'm quite ready. Sit down darling !

 

 

(in Enseigner la prononciation du français : questions et outils, Paris : Hachette, 2007, pp.86-87)

La faculté d’imitation peut s’exercer dans de nombreuses activités de classe, dans la langue maternelle et ses accents régionaux, ses accents étrangers, et dans la nouvelle langue, en entraînant la souplesse de l’ego et la souplesse vocale.

Activités

Objectif : Corriger par l’imitation de l’accent français en langue maternelle (quand cet accent est familier), les caractéristiques suprasegmentales (rythme, intonation, accentuation) d’une production en français.

Support : Une phrase d’une longueur moyenne, facile à mémoriser, ou n’importe quelle production orale susceptible d’être corrigée (exemple : Je vais à la bibliothèque cet après midi).

Mise en oeuvre : Produire la même phrase traduite dans la langue maternelle mais marquée d’un énorme accent de touriste français (par exemple en anglais : I am goiiiing to the libraryyy zis afternoooon). Juste après, produire la phrase en français. Conclure qu’il est important d’ « entrer » dans la musique de la langue.

 

 

 

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21 mai 2014

Jours, mois et saisons...

 

    Pour continuer sur l'expression du temps, Cléo, Nina et Paloma ont enregistré le nom des jours de la semaine ainsi que des mois et saisons de l'année.

Le diaporama ci-dessous est un exercice de répétition, en patrons d'échelons progressifs à gauche et / ou à droite, sans support écrit (les mots apparaissent après - ou avant leur écoute / répétition). On entend une jolie touche provençale dans la prononciation de Paloma quand elle dit "samedi" en 3 syllabes, là où les parisiennes Cléo et Nina prononcent le mot en 2 syllabes "sam(e)di".

Exemple1 : Lundi, le lundi, tous les lundis, ...

Exemple2 : Janvier, en janvier, en janvier prochain, ...

Exemple3 : Le printemps, ce printemps, le printemps dernier, ...

 

 

 

 

 

 

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12 mai 2014

Les listes de Cléo : dire l'heure

 

 

   Cléo, Nina et Paloma ont voulu enregistrer une nouvelle (longue) liste répondant à la question : Quelle heure est-il?

Deux façons de s'entraîner avec ce diaporama :

1. RÉPÉTER les énoncés APRÈS Cléo, Nina et Paloma ;

2. LIRE L'HEURE dès le "bip" et comparer ENSUITE avec l'enregistrement...

   Attention, c'est assez rapide !

Voici la première partie : les heures du matin.

 

 

 

 

Quelle heure est-il ?   [kElœʁE'til
Le matin. "C'est l'heure de se lever".    [lŒma'tɛ̃ / sElœʁdŒsŒlŒ've
Debout ! C'est l'heure de se lever.   [dŒ'bu / sElœʁdŒsŒlŒ've
Sept heures.   [sE'tœʁ
Sept heures et quart. Il est sept heures et quart.   [sEtœʁE'kaʁ / ilEsEtœʁE'kaʁ
Sept heures et d(e)mie.    [sEtœʁE'dmi
Huit heures moins l(e) quart.    [ɥitŒʁmwɛ̃lˈkaʁ
Huit heures.   [ɥiˈtŒʁ
Huit heures vingt.   [ɥitŒʁˈvɛ̃
Huit heures et demie.   [ɥitŒʁE'dmi
Neuf heures moins vingt.    [nŒvŒʁmwɛ̃ˈvɛ̃
Neuf heures.    [nŒˈvŒʁ
Neuf heures vingt cinq.    [nŒvŒʁvɛ̃'tsɛ̃k
Neuf heures et demie.    [nŒvŒʁE'dmi
Dix heures moins vingt cinq.    [dizŒʁmwɛ̃vɛ̃'tsɛ̃k
Dix heures.    [di'zŒʁ
Dix heures cinq.    [dizŒʁ'sɛ̃k
Dix heures et d(e)mie.    [dizŒʁE'dmi
Onze heures moins cinq.    [õzŒʁmwɛ̃'sɛ̃k
Onze heures.    [õ'zŒʁ
Onze heures dix.    [õzŒʁ'dis
Onze heures et d(e)mie.    [õzŒʁE'dmi
Midi moins dix.    [midimwɛ̃ˈdis
Midi.    [miˈdi
Midi et quart.    [midiEˈkaʁ
Midi et d(e)mie.    [midiE'dmi
J'ai faim ! C'est l'heure de déjeuner.    [ʒEˈfɛ̃ / sElŒʁdŒdEʒŒˈne
Une heure moins l(e) quart.    [ynŒʁmwɛ̃l'kaʁ
Une heure.    yˈnŒʁ]

 

 

 Deuxième partie : les heures de l'après-midi, du soir et de la nuit...

 

 Attention ! Pour les heures de l'après-midi, deux solutions : soit "Une heure et demie", soit "13 heures 30". "*13 heures et demie" n'est pas possible.

 "Dans le français contemporain coexistent deux manières de dire l'heure (...), manières qui naguère encore étaient très inégales socialement et culturellement. La première, longtemps la seule admise en société "distinguée", et la seule utilisée par la littérature, divise les vingt-quatre heures de la journée en deux fois douze, et compte chaque fois de zéro à douze en précisant du matin pour le premier groupe, de l'après-midi ou du soir pour le deuxième : trois heures du matin, onze heures et demie du soir, etc. Quand le contexte est suffisamment clair, on s'abstient de préciser s'il s'agit du matin ou du soir. Il n'y a pas de zéro heure ni de douze heures, qui sont respectivement minuit et midi. (...)
 La deuxième méthode est infiniment plus logique et plus commode. Elle nomme les heures de zéro à vingt-quatre, et les minutes de zéro à soixante (...) C'est une méthode ingénieuse, d'origine technique et d'un emploi qui fut longtemps exclusivement administratif. Elle avait cours surtout à propos des horaires de chemin de fer : "l'express de vingt-deux heures quarante"(...) Aussi n'était-il pas rare qu'on jugeât que se servir d'elle, en dehors de ce contexte ferroviaire, c'était user d'un français de "chef de gare" (...)
 Mais comme beaucoup de façons de s'exprimer qui passent ou qui passaient pour "vulgaires", elle se répand rapidement dans l'ensemble du corps social. Elle s'est déjà assuré une sorte d'exclusivité pour tout ce qui présente un caractère officiel, public ou semi-public. "Vernissage à 18h30". Même dans le cadre d'activités purement privées, dès lors qu'elles revêtent un caractère collectif ou si peu que ce soit de solennité, c'est le système moderne de préciser les heures qui l'emporte. "Le docteur X vous propose un rendez-vous à 14h30". L'ancien système ne garde plus comme champ d'application que l'aire de l'intimité : "Nous ne dînons jamais avant neuf heures". (Répertoire des délicatesses du français contemporain, R. Camus, Points, P.O.L. Editeur, 2000).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelle heure est-il ?   [kElœʁE'til
L'après-midi    [lapʁEmiˈdi
Une heure. Treize heures    [yˈnŒʁ / tʁE'zŒʁ]
Une heure et demie. Treize heures trente.    [ynŒʁE'dmi / tʁEzŒʁ'tʁɑ̃t
Deux heures moins le quart. Treize heures quarante cinq.

[døzŒʁmwɛ̃lˈkaʁ / tʁEzŒʁkaʁɑ̃tˈsɛ̃k
Deux heures. Quatorze heures.
   [døˈzŒʁ / katɔʁˈzŒʁ
Deux heures vingt. Quatorze heures vingt.
[døzŒʁˈvɛ̃ / katɔʁzŒʁˈvɛ̃
Deux heures et demie. Quatorze heures trente. [døˈzŒʁE'dmi / katɔʁzŒʁ 'tʁɑ̃t
Trois heures moins vingt. Quatorze heures quarante.  [tʁwazŒʁmwɛ̃ˈvɛ̃ / katɔʁˈzŒʁka'ʁɑ̃t
Trois heures. Quinze heures.  [tʁwaˈzŒʁ / kɛ̃ˈzŒʁ
Trois heures vingt cinq. Quinze heures vingt cinq.  [tʁwazŒʁvɛ̃tˈsɛ̃k / kɛ̃zŒʁvɛ̃tˈsɛ̃k
Quatre heures. Seize heures.   [kaˈtʁŒʁ / sɛˈzŒʁ
Cinq heures moins vingt cinq. Seize heures trente cinq.   [sɛ̃ˈkŒʁmwɛ̃ˈvɛ̃tˈsɛ̃k / sɛˈzŒʁ'tʁɑ̃t'sɛ̃k
J'ai faim. C'est l'heure de goûter. [ʒE'fɛ̃ /sELœʁdŒguˈte
Cinq heures. Dix-sept heures.   [sɛ̃ˈkŒʁ / disɛˈtŒʁ
Cinq heures dix. Dix-sept heures dix.   [sɛ̃kŒʁ'dis / disɛtŒʁ'dis
Six heures. Dix-huit heures.    [siˈzŒʁ / dizɥiˈtŒʁ
Sept heures moins dix. Dix-huit heures cinquante.   [sE'tœʁmwɛ̃dis / dizɥiˈtŒʁsɛ̃kɑ̃t
Le soir...    [lŒˈswaʁ
Sept heures. Dix-neuf heures.   [sE'tœʁ / diznŒˈvŒʁ
Sept heures cinq. Dix-neuf heures cinq.   [sEtœʁˈsɛ̃k / diznŒvŒʁˈsɛ̃k
Huit heures. Vingt heures.   [ɥiˈtŒʁ / vɛ̃ˈtŒʁ 
J'ai faim. C'est l'heure de dîner.  [ʒE'fɛ̃ /sELœʁdŒdiˈne
Neuf heures moins cinq. Vingt heures cinquante cinq.   [nŒˈvŒʁmwɛ̃ˈsɛ̃k / vɛ̃ˈtŒʁsɛ̃kɑ̃tˈsɛ̃k
Neuf heures. Vingt-et-une heures.    [nŒˈvŒʁ / vɛ̃tEyˈnŒʁ
Je suis fatigué. C'est l'heure de se coucher.   [ʒŒsɥifati'ge /sELœʁdŒsŒkuˈʃe
Neuf heures et demie. Vingt-et-une heures trente.  [nŒvŒʁE'dmi / vɛ̃tEyˈnŒʁ'tʁɑ̃t
La nuit...    [la'nɥi
Dix heures. Vingt-deux heures.    [di'zŒʁ / vɛ̃ndøˈzŒʁ
Dix heures et quart. Vingt-deux heures quinze.  [dizŒʁEˈkaʁ / vɛ̃ndøzŒʁˈkɛ̃z
Onze heures. Vingt-trois heures.    [õ'zŒʁ / vɛ̃ntʁwaˈzŒʁ
Onze heures vingt. Vingt-trois heures vingt.   [õ'zŒʁvɛ̃ / vɛ̃ntʁwaˈzŒʁvɛ̃
Minuit. L'heure du crime...   [mi'nɥi / lœːʁdyˈkʁim
Minuit et demie.   [minɥiE'dmi
Une heure du matin.   [ynŒʁdymaˈtɛ̃
Deux heures du matin.  [døzŒʁdymaˈtɛ̃
Trois heures du matin.   [tʁwazŒʁdymaˈtɛ̃
Quatre heures du matin.   [katʁŒʁdymaˈtɛ̃
Cinq heures du matin.   [sɛ̃kŒʁdymaˈtɛ̃
Six heures du matin.    [sizŒʁdymaˈtɛ̃
Sept heures du matin.  [sEtœʁdymaˈtɛ̃
Debout ! C'est l'heure de se lever.   [dŒ'bu / sElœʁdŒsŒlŒ've

 

 

 

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07 mars 2014

Un apport de la suggestopédie : la musique !

   

    La suggestopédie est une approche pédagogique développée en Bulgarie dans les années 1960-1970, fondée sur les techniques de suggestion (c'est l'époque de la guerre froide, des espions conditionnés, et des possibilités inexplorées du cerveau...). Imaginée et développée par l'éducateur et psychiatre bulgare Georgi Lozanov (1926-2012), elle a été à l'origine utilisée comme méthode d'enseignement général dans des écoles primaires. Cette approche "non-analytique" (on dit aussi "non-conventionnelle") a fait naître de grands enthousiasmes et d'intenses polémiques... Avec le recul, certains excès de la méthode - en particulier les postulats infondés ou trop insuffisamment justifiés - peuvent aujourd'hui faire sourire. Mais c'est l'exploitation de la musique par la méthode pour des raisons phonétiques qui nous fait l'évoquer ici.

Georgi LOZANOV

    Quelques sources ...

• Par un des promoteurs de l'approche :
LEREDE, Jean, La suggestologie, Que sais-je?, n° 2072 (non réédité).

• Un dossier promotionnel sous forme d'entretiens :
http://www.la-positive-attitude.com/ebookgratuit/suggestopedie.pdf

• Le rapport d'évaluation de l'Unesco réalisée à la demande de la Bulgarie en 1980  :
http://unesdoc.unesco.org/images/0004/000433/043398fo.pdf

• en anglais et vers les sites officiels :
http://www.suggestopedia.eu/

 

    En 1999, le très sérieux Centre International d'Etudes Pédagogiques (CIEP) avait mis en ligne un intéressant article de Marie Galloway-Bussy intitulé Les fondements de la suggestologie lozanovienne, malheureusement disparu mais dont je reproduis ici quelques extraits.

« Pour Lozanov, le but de la suggestologie est "d'explorer l'individu dans toute la variété et la complexité de ses interrelations avec son environnement"; la suggestologie s'intéresse particulièrement à "tout ce qui reste inaperçu, insuffisamment conscient ou totalement inconscient".
L'attitude est un phénomène complexe relevant à la fois du conscient et de l'inconscient. Selon Lozanov, on peut former, élaborer l'attitude de manière consciente en parvenant à agencer consciemment et suggestivement les éléments inconscients qui concourent à sa formation de façon suggesto-cybernétique. Il s'agit d'organiser systématiquement et rationnellement l'input qui pénètre dans l'inconscient, mais en l'agençant de telle manière qu'il y pénètre de façon suggestive et non rationnelle. De là dépend l'efficacité de la démarche.
L'inconscient n'est pas seulement une "informatique", il "entrepose" les capacités humaines en réserve ; l'attitude n'est pas seulement le produit de l'information accumulée et élaborée intérieurement, elle est la clé de l'"activation des réserves du cerveau humain".»

 

    Un article en ligne de l'Institut de Recherche sur l'Enseignement des Mathématiques (IREM) de l'Université de Franche-Comté, aujourd'hui également introuvable, donnait les informations suivantes :

« La méthode est basée sur l'idée que le cerveau (et particulièrement l'hémisphère droit) possède un grand potentiel inutilisé qui peut être exploité au moyen de la suggestion. L'apprentissage des langues peut être facilité en utilisant les capacités de réserve de la pensée inconsciente. Les blocages à l'apprentissage sont levés (utilisant des techniques de 'désuggestion') et l'on développe une attitude positive à l'égard de l'apprentissage de la langue ('resuggestion'). Lors de la première leçon, une large exposition à la langue étrangère est faite aux élèves. Le texte est traduit, il est ensuite lu à voix haute de manière dramatique sur un fond de musique classique. Le but est de créer une ambiance joyeuse de relaxation totale, dans laquelle l'apprentissage est fondu. Après un cours, on attend un sentiment d'euphorie - de bien-être. En utilisant une grande quantité de matériau linguistique, on suggère que l'apprentissage de la langue est aisé et naturel. Dans un cours ultérieur, les élèves utilisent le matériau linguistique dans diverses activités communicatives. L'attention est totalement porté sur la communication informelle, on ne s'arrête pas sur les erreurs grammaticales ni sur les erreurs de prononciation. Il est dit par cette approche que les élèves assimilent beaucoup plus vite dans une telle immersion que de manière traditionnelle.»

 

    Sans références précises, l'article de Wikipédia consacré à la Suggestopédie, donne les détails sybillins suivants :

« Les lectures sont faites sur fond de musique baroque avec un tempo  de 60 battements à la minute. Les morceaux d'information sont lus aux étudiants au rythme de 4, 8 ou 12 battements, 8 étant le plus fréquent.»

 

    Lors de son élaboration, l'application multimédia Speedlingua a explicitement fait référence à la suggestopédie pour justifier une assez longue activité d'écoute musicale au début de chaque session de travail. Devant la lassitude des utilisateurs, la durée de l'activité d'écoute s'est vue réduite, et la nature de la musique, au début très respectueuse des choix lozanoviens, laissée ensuite au quasi libre choix de l'utilisateur...

 

  

 

   Mon propos n'est ici ni de promouvoir ni de critiquer cette approche pédagogique dans ses fondements et ses mises en oeuvre en classe. A chacun de se faire une opinion !

   Ce que je retiens de l'approche et que je souhaite discuter maintenant, c'est l'idée de faire entendre de la parole sur un fond musical.

1. Nous avons déjà parlé dans ce blog des différences de traitement de l'information d'un message en langue étrangère entre les enfants et les adultes. Pour aller vite, on dira qu'à l'écoute d'un message en langue étrangère, les enfants vont le traiter auditivement - et le reproduire comme ils l'ont entendu ; alors que les adultes vont le traiter linguistiquement - et l'interpréter (et donc le déformer) suivant leur analyse linguistique, contrastive, orthographique ...

2. Autre information : les analyses cérébrales attribuent le traitement du langage à l’hémisphère gauche et plus précisement à l'aire de Wernicke dont le rôle serait d'identifier les syllabes et les mots. On attribue de la même façon le traitement de la musique aux aires auditives primaires (gyrus de Heschl) et associatives de l'hémisphère droit (lobe temporal droit). Il faut préciser que perception et production ne sollicitent pas les mêmes zones d'activité cérébrale. 

Comme illustration, voici une des affiches d'une campagne publicitaire de Mercedes Benz en 2011.

"Left brain : I am the left brain. I am a scientist. A mathematician. I love the familiar. I categorize. I am accurate. Linear. Analytical. Strategic. I am practical. Always in control. A master of words an language. Realisatic. I calculate equations and play with numbers. I am order. I am logic. I know exactly who I am."

"Right brain : I am the right brain. I am creativity. A free spirit. I am passion. Yearning. Sensuality. I am the sound of roaring laughter. I am taste. The feeling of sand beneath bare feet. I am movement. Vivid colors. I am the urge to paint on an empty canevas. I am boundless imagination. Art. Poetry. I sense. I feel. I am everything I wanted to be."

MBLeftbrainRightbrain

 

3. En phonétique, on distingue le niveau segmental (voyelles, consonnes, semi-consonnes) et le niveau suprasegmental (rythme, accentuation, intonation)... on pourrait dire les paroles (à gauche) et la musique (à droite) !

4. Ma pratique en classe m'a montré qu'on répète / imite d'autant mieux ce qu'on ne comprend pas. Autrement dit, on répète mieux un stimulus traité auditivement (musicalement? à doite) et non linguistiquement (à gauche).

 

   Faire entendre de la parole sur fond musical comme le préconise la suggestopédie peut donc sembler propice à stimuler l'écoute auditive (non linguistique) de la parole et favoriser ainsi une meilleure (re)production phonétique. C'est pour cette raison que plusieurs des exercices de répétition que j'ai proposés ici présentent un fond musical.

Jacques Prévert : Chanson

Jacques Prévert : Un beau matin

Charles Baudelaire : L'invitation au voyage

Paul Verlaine : La lune blanche

 

 

 En bonus, Pater Noster de Jacques Prévert (dans Paroles),
enregistré en musique par Serge Reggiani.

Notre Père qui êtes aux cieux              [nɔtʁŒ'pɛʁ / kiɛtzo'sjø
Restez-y                                               [ʁɛste'zi
Et nous nous resterons sur la terrre     [e'nu nuʁɛstŒʁõsyʁla'tɛʁ
Qui est quelquefois si jolie                   [kiE kɛlkŒ'fwa siʒO'li
Avec ses mystères de New York         [avɛksemistɛʁdŒ*nu'jɔʁk
Et puis ses mystères de Paris             [epɥisemistɛʁdŒ*pa'ʁi
Qui valent bien celui de la Trinité         [kival'bjɛ̃sŒlɥidŒla*tʁin'ite
Avec son petit canal de l’Ourcq           [avɛksõpŒtikanaldŒ*'lurk
Sa grande muraille de Chine               [sagʁɑ̃dmyʁajdŒ*'ʃin
Sa rivière de Morlaix                            [saʁivjɛʁdŒ*mɔʁ'lɛ 
Ses bêtises de Cambrai                      [sebEtizdŒ*kɑ̃'bʁɛ
Avec son Océan Pacifique                  [avɛksõnoseɑ̃ *pasi'fik
Et ses deux bassins aux Tuilleries      [esedøbasɛ̃o*tɥil'ʁi
Avec ses bons enfants et ses mauvais sujets [avɛksebõzɑ̃'fɑ̃ esemOvɛsy'ʒɛ
Avec toutes les merveilles du monde [avɛktutlemɛʁvɛjdu'mõd
Qui sont là                                          [kisõ'la
Simplement sur la terre                      [sɛ̃plŒmɑ̃syʁla'tɛʁ
Offertes à tout le monde                     [ɔfɛʁtatul'mõd
Éparpillées                                          [epaʁpi'je
Émerveillées elles-même d’être de telles merveilles [emɛʁvEje ɛl'mɛm dɛtʁŒdŒtɛlmmɛʁ'vɛj
Et qui n’osent se l’avouer                   [eki'no:z sŒla'vwe
Comme une jolie fille nue qui n’ose se montrer  [kɔmynʒOlifij'ny kin'o:zsŒmõ'tʁe
Avec les épouvantables malheurs du monde  [avɛklezepuvɑ̃tablŒmalœʁdy'mõd
Qui sont légion                                  [ki sɔ̃leʒjõ
Avec leurs légionnaires                     [avɛklœʁleʒjO'nɛʁ
Aves leur tortionnaires                      [avɛklœʁtɔsjO'nɛʁ
Avec les maîtres de ce monde          [avɛklemɛtʁŒdŒsŒ'mõd
Les maîtres avec leurs prêtres leurs traîtres et leurs reîtres  [le'mɛ:tʁ avɛklœʁ'pʁɛ:tʁ / lœʁ'tʁɛ:tʁ / elœʁ'ʁɛ:tʁ
Avec les saisons                               [avɛklesE'zõ
Avec les années                               [avɛkleza'ne
Avec les jolies filles et avec les vieux cons [avɛkleʒOli'fij eavɛklevjø'kõ
Avec la paille de la misère pourrissant dans l’acier des canons. avɛkla'pajdŒlami'zɛʁ / puʁi'sɑ̃dɑ̃la'sjedeka'nõ]

 

 

 

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17 février 2014

Les listes de Cléo : la compilation !

 

 

Le 2 avril 2013 - Les Listes de Cléo (1)

   Cléo a 10 ans (bientôt 11). Sa soeur Nina a 14 ans (bientôt 15) et elles habitent à Paris. Elles travaillent bien à l'école et elles aiment travailler. Elles aiment aussi beaucoup lire, dessiner, tricoter, ... et aussi se faire enregistrer!

   Je leur ai demandé d'établir des listes. "Des listes de quoi?". "Des listes de ce que vous voulez !" Et nous nous retrouvons régulièrement pour enregistrer ces listes que nous avons appelées : "Les listes de Cléo".

   Que faire de ce matériel sonore?

   Phonétiquement, la liste est intéressante car elle favorise l'allongement de la syllabe accentuée, avec une intonation montante, tant que la liste continue (c'est la montée de continuation). Le dernier terme de la liste est normalement marqué par une intonation basse sur la dernière syllabe (finalité).

   La liste est un exercice de prononciation/répétition sur des champs lexicaux restreints, qui peut faire l'objet de plusieurs activités phonétiques de regroupement des items : par nombre de syllabes, par structure syllabique (ouverte ou fermée) de la syllabe accentuée, par voyelle accentuée, etc...

 

Les listes de Cléo : les pays

 

Le 3 avril 2013 - Les Listes de Cléo (2)

   Il existe pour le français de nombreux imagiers sonores sur le Net.

   Bon nombre de ces imagiers énoncent les mots avec un accent d'intensité porté sur la première syllabe des mots lexicaux : une 'VOIture, un 'CItron. On parle dans ce cas d'accent barytonique. C'est une façon de parler courante dans les média (et parfois chez les enseignants), dite aussi accent informatif (on cherche à maintenir l'attention de l'interlocuteur), à l'opposé d'un accent "naturel" dit narratif, de durée sur la dernière syllabe du groupe rythmique (on ne parlera pas ici de l'accentuation expressive, qui représente tout un domaine en soi).

   Cet accent barytonique marque la frontière des mots, normalement si peu marquée en parole spontanée. On n'entend jamais dans la vie : Il est venu / en 'VOIture. Mais : Ilestv(e)nu / envoituuure.

   Quand on enregistre des listes, qui ne varient que par le substantif, cet accent barytonique est fort tentant. J'en ai souvent fait l'expérience en écoutant les comédiens enregistrer en studio les exercices des manuels... et même ici en enregistrant Cléo et Nina!

   Tendez l'oreille et relevez cette nuance accentuelle lorsqu'elle apparaît - j'ai tenté de limiter l'apparition de l'accent barytonique dans l'enregistrement des listes de Cléo. Apprendre à reconnaître et à prononcer des mots en français avec un accent barytonique marquant la frontière entre les mots n'est pas une bonne habitude. Cela risque de poser des problèmes en compréhension orale quand, en parole spontanée, les frontières entre les mots auront fondu à l'intérieur des groupes rythmiques.

 

 

Le 9 avril 2013 - Les Listes de Cléo (3)

   Les animaux de Cléo et Nina. Avec sur la fin de l'inventaire de beaux exemples d'accent barytonique (voir messages précédents) alternés avec des allongements classiques.

 

 

Le 30 avril 2013 - Les Listes de Cléo (4)

   Pour présenter les couleurs, Cléo et Nina ont décrit leur boîte de feutres. Elles ont ajouté "la couleur..." avec la voyelle [œ], et "un feutre..." avec la voyelle [ø], deux voyelles qui représentent une difficulté pour de nombreux apprenants. De quoi s'entraîner !

 

 

 

Le 2 mai 2013 - Les Listes de Cléo (5)

   C'est devant le placard de vêtements de leurs parents que Cléo et Nina ont enregistré leur nouvelle liste : les vêtements ("... bah les habits !").


   À partir de cette liste, on peut proposer de regrouper les mots présentant la même voyelle accentuée. Par exemple [y] dans : un pull, des chaussures, un costume, un pull à capuche, une jupe, une ceinture,... Par exemple [ɔ̃] dans : un caleçon, un pantalon, des chaussons. Ou les mots qui finissent par la consonne [R] (cf. "La consonne [R] en français (1)) : des chaussures, un peignoir, un tailleur, un foulard, une ceinture.

   On peut aussi regrouper les mots par nombre de syllabes, par structure syllabique (syllabes accentuées ouvertes ou fermées),...

[le'listŒdŒ *kle'o // lEvɛtmɑ̃ //lEzabi
ɛ̃'pyl // ynʃŒ'miz // ɛ̃ti'ʃœːʁt // ɛ̃'slip // ɛ̃kal'sõ // ɛ̃mɑ̃'to // ɛ̃paʁa'plɥi // dEʃO'syʁ // dEʃO'sɛt // ynkʁa'vat // yn'vɛst // ɛ̃kOs'tym // ɛ̃pɑ̃ta'lõ // ɛ̃pO'lo // ɛ̃pylaka'pyʃ // ɛ̃bO'nE // yne'ʃaʁp // ɛ̃piʒa'ma // ynʃŒmizdɶ'nɥi // ɛ̃pE'ɳwaʁ // ɛ̃ʃŒmi'zje // yn'ʒyp // yn'ʁɔb // ɛ̃ta'jœːʁ // ɛ̃sutjɛ̃'gɔːʁʒ // ynky'lɔt // dEkO'lɑ̃ // ɛ̃saka'mɛ̃ // ɛ̃ʃa'po // ɛ̃fu'laʁ // dEbas'kɛt // ɛ̃'ʤin // ynsɛ̃'tyʁ // dEʃO'sõ //dEsɑ̃'dal // dE'bɔt // dE'gɑ̃ //]

Les listes de Cléo : les vêtements

 

 

Le 3 mai 2013 - Les Listes de Cléo (6)

   Voici une liste des moyens de transport proposée par Cléo et Nina. Et si l'usage fait que l'on se déplace EN transport, il faudrait distinguer les véhicules fermés dans lesquels on monte (EN voiture, En bus, ...) et les véhicules ouverts que l'on chevauche (À cheval, À vélo, ...). Mais Nina n'échappe pas à la force de l'usage ....

Avec des extraits de La complainte de l'heure de pointe de Joe Dassin, et En rentrant de l'école de Prévert et Kosma, interprété par les Frères Jacques.

[lE'listŒdŒ *kle'o // lEtʁɑ̃s'pɔʁ //
a'pje / a'pje // lŒ'bys / ɑ̃'bys // lŒme'tʁo / ɑ̃me'tʁo //  lavwa'tyʁ / ɑ̃vwa'tyʁ // lŒtak'si / ɑ̃tak'si // lŒve'lo / ɑ̃ve'lo / ɑ̃ve'lo u ʔave'lo // lŒʁO'lœʁ / ɑ̃ʁOl'œʁ / ɑ̃ʁOl'œʁ u ʔaʁO'lœʁ // latʁoti'nɛt / ɑ̃tʁoti'nɛt / ɑ̃tʁoti'nɛt u ʔatʁoti'nɛt // lŒ'skɛɪt / ɑ̃'sket / ɑ̃'skɛɪt u ʔa'skɛɪt // lamo'to / ɑ̃mo'to / ɑ̃mo'to u ʔamo'to // lŒsku'tœʁ / ɑ̃sku'tœʁ / ɑ̃sku'tœʁ u ʔasku'tœʁ // la'vjõ / ɑ̃na'vjõ // lŒ'tʁɛ̃ / ɑ̃'tʁɛ̃ // lŒtʁa'mwɛ / ɑ̃tʁa'mwɛ // lŒ'kaʁ / ɑ̃'kaʁ // lŒteʒe've / ɑ̃teʒe've // lŒba'to / ɑ̃ba'to // ]

Les listes de Cléo : les transports

 

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17 novembre 2013

Une liste de Paloma : dans le lave-vaisselle...

 

    Avec Paloma, nous avons enregistré une liste de ce qu'on met dans un lave-vaisselle.

    Mais en chemin, nous nous sommes un peu égarés, en nommant plutôt ce qui se trouvait sur la table du dîner... Ainsi avons-nous intégré à cette liste : la serviette et le dessous de plat... qui n'ont pas grand chose à faire dans un lave-vaisselle !

 

 

 

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