12 novembre 2013

Au feu ! Au fou !

 

    Les voyelles [ø] (comme bleu) et [u] (comme rouge) posent souvent des problèmes, en particulier aux apprenants japonais, qui assimilent ces deux voyelles du français au [ɯ] du japonais.

    Certains apprenants parviennent à profiter des contextes facilitants, en maîtrisant d'abord les mots en [øːz] (amoureuse, sérieuse, dangereuse...) et en [uːʒ] (rouge, bouge).

    Et c'est après la consonne [f], difficile aussi pour les japonais, que se trouvent ces voyelles dans la paire minimale "Au feu !", "Au fou !", opposition sur laquelle Raymond Devos a construit la petite histoire suivante, que j'ai légèrement adaptée à la pratique phonétique (en marquant les groupes rythmiques, en favorisant les allongements des voyelles travaillées) :

 


Dans la rue, j'entends quelqu'un qui crie "Au feu !".
Je me précipite et  je vois qu'il n'y avait pas l(e) feu.
Comme celui qui avait crié "Au feu !" continuait de crier "Au feu !",
moi j'ai crié "Au fou !".

Alors le fou qui avait crié "Au feu !",
quand il a entendu que je criais "Au fou !", il a mis l(e) feu ....
pour ne pas passer pour un fou.

Quand j'ai vu que le fou avait mis le feu, j'ai crié "Au feu !"
Alors le fou a éteint l(e) feu !
Comme il n'y avait plus d(e) feu,
et que je continuais de crier "Au feu !" comme un fou,
c'est moi qu'on a enfermé !

Alors maint(e)nant, on peut bien crier "Au feu !",
je m'en fous !

 Vous pouvez retrouver la version originale de Raymond Devos, ici.

 

 

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08 octobre 2013

Pratique rythmique : les tables de multiplication

 

   Chose promise, chose due : nous allons parler de rythme en observant la récitation des tables de multiplication.

bracelets

   Comme j'ai voulu faire des petits dessins pour illustrer le rythme, une partie du texte ci-dessous est en photo (cliquer dessus pour agrandir). Mes choix de dessins méritent quelques explications. Les flèches verticales correspondent au rythme musical, ce qu'on tape sur la table ou du pied quand on marque physiquement le rythme. Cette pulsation est placée au début de la syllabe. J'ai représenté les groupes rythmiques comme de grands rectangles, découpés en syllabes (mais il n'y a pas d'espaces entre les syllabes, donc ce ne sont pas de petits carrés juxtaposés) avec la dernière syllabe plus longue : la syllabe accentuée. (J'ai utilisé le même type de représentation dans Phonétique Progressive Débutant, CLE International). J'ai ajouté pour finir une portée musicale pour illustrer le rythme de chaque opération.

 

   Cette façon de scander les tables de multiplication est propre au français et correspond bien sûr à ses règles d'accentuation : la dernière syllabe du groupe rythmique porte la marque rythmique. Le résultat de la multiplication doit donc être énoncé de façon à ce que la dernière syllabe tombe sur la pulsation... ce qui laisse moins de temps pour réfléchir quand le résultat comporte plusieurs syllabes !

Mult1

Mult2

 

   Voici Paloma et Louis qui récitent quelques tables de multiplication. Je ne leur ai donné aucune consigne particulière.

 

Rythme : les tables de multiplication

 

  *** À vous ! ***

   Et dans votre langue, comment rythme-t-on la récitation des tables de multiplication? Enregistrez-vous, seul(e) ou à plusieurs, en train de réciter vos tables, en rythme. Choisissez une table dont les résultats comportent plusieurs syllabes :) Parlez près de vos micros et envoyez-moi vos mp3, en précisant votre prénom et votre langue. Je les mettrai en ligne dans ce message au plus vite.

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Voici les tables de 6 et des 8, en italien.

Merci à Katia qui a envoyé cet enregistrement que j'ai monté.

Comparez le rythme des tables de multiplication en italien ... et en français dans le message ci-dessous !

Et voici une équipe qui récite les tables des 6 et des 8 en espagnol !

Merci à Manuela, Maria et Amaru pour cet enregistrement.

Ici encore, comparez le rythme des tables en espagnol et en français.

Tables de multiplication ... en espagnol

 

   Nous continuons notre exploration de la variété rythmique des langues grâce à la récitation des tables de multiplication.

   Merci à Gueorgui pour cet enregistrement des tables (toujours les 6 et les 8) en bulgare. Quelle jolie scansion !

 

Tables de multiplication ... en bulgare

 

Reina nous envoie un enregistrement de la façon dont on récite les tables de multiplication en groupe à l'école (toujours les 6 et les 8) : "une version japonaise (du nord... on peut dire... je pense...)." Du rythme et de la mélodie !

   Merci Reina !

Tables de multiplication ... en japonais

 

   

   Lorsqu'on traite du rythme des tables de multiplication en français, on ne peut éviter de penser à un sketch de l'acteur humoriste Jacques Bodoin précisément intitulé : La table de multiplication. L'argument de ce sketch, qui a connu un vif succès dans les années 70, est simple : autant il est facile de se rappeler la musique des tables de multiplication en français (rythme et mélodie), autant il est difficile de se rappeler des paroles !

    En m'entendant enregistrer des tables de multiplication, mon cher Georges Boulakia de l'université de Paris7 a aussitôt évoqué ce fameux sketch !

    En voici les extraits qui nous intéressent :

 

  - Nous vous écoutons !
Ben il dit :  - C'est parfait ! Alfred !
- M'sieur ?
- Alfred ! Table de multiplication par 2 pour monsieur l'inspecteur !
- Oui M'sieur ! 2 fois 1, 2 ; 2 fois 2, 4 ; ...
- Un virtuose ! Le Paganini de l'arithmétique !
L'inspecteur lui dit : - C'est épatant !
[•••]
- Philibert !
- M'sieur?
- Philibert ! Table de multiplication par 3 pour monsieur l'inspecteur !
- Voui M'sieur ! C'est comme si vous l'aviez ! C'est parti mon kiki ! 3 fois 1, 4 ; mais c'est tout récent, ça ! Hé bien moi je ne le savais pas non plus, donc vous voyez que... ça vient de sortir... c'est une surprise pour tout le monde ! 3 fois 2, ... (passez-moi le boulier !) 7 ! Ah oui je sais, tout augmente ! 3 fois 3, nous passons rapidement ; 3 fois 4, à quoi bon insister ; et nous arrivons déjà à 3 fois 5...
- Ça suffit ! Asseyez-vous ! Arrêtez le carnage ! D'ailleurs je voudrais bien interroger un peu les bancs du fond !
Il dit : - Comment vous appelez-vous?
- Qui, moi ? Je m'appelle Ernes(t).
Il dit : - Ernes(t), vous m'avez l'air particulièrement doué... Voulez-vous nous dire je vous prie la table de multiplication par 7 ?
- 5, 4, 3, 2, 1, 0, lâchez tout, ils sont partis ! .....
7 fois 1, 7. Tiens, ça m'a échappé ! .....
Vous savez, plus moderne, vous ne trouverez pas !
- Ecoutez mon jeune ami, je regrette /
- Moi aussi, on ne va pas faire le réveillon là-dessus, non ! C'est la table et puis c'est marre. Seulement c'est toujours pareil, je ne sais pas ce qui se passe, la musique ça va, ça, la musique, je m'en rappelle au poil ! Mais c'est ces cochonneries de paroles, ça m'énerve !

 

     Vous pouvez entendre l'intégralité du sketch (7'25'') ici.

 

 

 

 

 

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01 octobre 2013

Morceaux choisis (4)

  

   Vous pouvez accéder aux précédents "morceaux choisis" en cliquant directement sur :

 

Demain dès l'aube (Victor Hugo) / Déjeuner du matin (Jacques Prévert)

Le chat et le soleil (Maurice Carême)

Locataires (Jean-Luc Moreau)

La lune blanche (Paul Verlaine)

L'invitation au voyage (Charles Baudelaire)

Chanson (Jacques Prévert)

Faune (Norge)

De tous les animaux... (Nicolas Boileau)

Mon rêve familier (Paul Verlaine)


 

 

Un beau matin - Jacques Prévert

 Les tableaux sont de René Magritte, la musique de Philippe Glass.

 

Un beau matin - Jacques PRÉVERT (Histoires et d'autres histoires)

[ɛ̃boma'tɛ̃   *ʒak pʁevɛʁ]

Il n’avait peur de personne           [ilnavE'pœʁdŒpɛʁ'sɔn 
Il n’avait peur de rien                      ilnavE'pœʁdŒ'ʁjɛ̃
Mais un matin un beau matin         mɛzɛ̃ma'tɛ̃  ɛ̃boma'tɛ̃
Il croit voir quelque chose              ilkʁa'vwaʁ kɛlkŒ'ʃoːz
Mais il dit Ce n’est rien                  mEzil'di sŒnE'ʁjɛ̃
Et il avait raison                             eilavɛʁE'zõ
Avec sa raison sans nul doute       avɛksaʁE'zõ   sɑ̃nyl'dut
Ce n’était rien                                sŒnEtɛ'ʁjɛ̃
Mais le matin ce même matin       mElŒma'tɛ̃  sŒmɛmma'tɛ̃
Il croit entendre quelqu’un            ilkʁatɑ̃'tɑ̃ːdʁ  kɛl'kɛ̃
Et il ouvrit la porte                         eiluvʁila'pɔʁt
Et il la referma en disant Personne  eillaʁŒfɛʁma  ɑ̃dizɑ̃ pɛʁ'sɔn
Et il avait raison                             eilavɛʁE'zõ
Avec sa raison sans nul doute       avɛksaʁE'zõ  sɑ̃nyl'dut
Il n’y avait personne                      ilniavɛpɛʁ'sɔn
Mais soudain il eut peur                mEsu'dɛ̃  ily'pœʁ      
Et il comprit qu’il était seul            eilkõpʁi kilEtɛ'sœl
Mais qu’il n’était pas tout seul      mEkilnEtɛpatu'sœl
Et c’est alors qu’il vit                    esEta'lɔʁ kil'vi
Rien en personne devant lui.       ʁjɛ̃ ɑ̃pɛʁ'sɔn  dŒvɑ̃lɥi]

 

 

Comment identifier les contenus phonétiques d'un document ?

Il est plus facile de travailler à partir d'une transcription phonétique présentant les groupes rythmiques (comme ci-dessus). Ce poème de Précert ne présente pas de ponctuation et comme pour tous les documents, on doit commencer par indiquer les groupes rythmiques minimaux. On observe ensuite en priorité les syllabes accentuées (les dernières syllabes des groupes rythmiques, portant le signe diacritique ' avant) : on peut relever la nature de la structure syllabique, la voyelle accentuée, les consonnes en position forte = à l'initiale de la syllabe accentuée... en cherchant ce qui est le plus présent.

Il y a des mots récurrents dans le poème qui se trouvent en syllabes accentuées : peur, personne, rien, matin, raison, sans nul doute, seul. On trouve aussi les mots : voir, entendre, quelqu'un, porte, en disant, soudain.

Il y a de quoi travailler ici (comme dans presque tous les documents) les voyelles nasales : [ɛ̃] matin, rien, quelqu'un, soudain ; [ɑ̃] entendre, en disant ; [õ] raison.

On peut aussi travailler l'opposition [voyelle orale + consonne nasale] ([ɔn], personne) vs. [voyelle nasale] ([õ], ).

On trouve plusieurs occurences de peur, seul, pour travailler [œ].

[ɔ] se trouve en syllabe fermée (comme toujours) : personne, porte, alors. [o] en syllabe ouverte (beau) mais aussi fermée (quelque chose).

Et l'expression sans nul doute offre, en syllabes fermées, une belle opposition syntagmatique [y] /[u] (comme pas du tout).

 

Pour les consonnes, on peut travailler (là aussi comme dans presque tous les documents) sur le [ʁ] dans toutes les positions : [ʁ] en finale absolue dans peur, voir, alors ; [ʁ] en finale de syllabe (+ consonne) dans personne, referma ; [ʁ] en initiale dans rien, raison referma ; consonne + [ʁ] dans croit, entendre, ouvrit, comprit[ʁ] intervocalique dans de rien, avait raison, sa raison...

 

Quelles sont les liaisons ? Mais-un matin, Mais-il dit, Il croit-entendre, C'est-alors. Mais attention ! Et#il, Rien#en personne.

Les enchaînements consonantiques? Il avait, il ouvrit, il eut, il était.

 

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27 septembre 2013

"Jurassic Park"

   Paloma vit dans un village de Provence où les cigales chantent fort en été. Et comme dit son père pour prévenir les amis parisiens de la variété de petites bêtes que l'on trouve autour et parfois dans la maison : "Ici, c'est Jurassic Park !"

   Paloma connaît le nom d'un bon nombre d'insectes... et elle a voulu en faire une liste : les insectes... et les petits animaux.

 

 

Une liste de Paloma - Les insectes

 
Les insectes... et les petits animaux !     [lezɛ̃'sɛkt elepŒtizani'mo
L'abeille,                                                  la'bɛj
la coccinelle,                                           lakOksi'nɛl
la guêpe,                                                 la'gɛp
la mouche,                                              la'muʃ
le moucheron,                                         lŒmuʃ'ʁõ
le moustique,                                          lŒmus'tik
l'araignée,                                               laʁE'ɲe
la sauterelle,                                           lasOt(Œ)ʁɛl
la cigale,                                                 lasi'gal
la fourmi,                                                lafuʁ'mi
la puce,                                                  la'pys
le puceron,                                             lŒpys'ʁõ
le pou,                                                    lŒ'pu
le cafard,                                                lŒka'fa:ʁ
la punaise,                                             lapy'nɛ:z
le frelon,                                                lŒfʁŒ'lõ
le taon,                                                  lŒ'tɑ̃
le bourdon,                                            lŒbuʁ'dõ
la libellule,                                             lalibE'lyl
la chenille,                                             laʃŒ'nij
le papillon,                                             lŒpapi'jõ
la mante religieuse,                               lamɑ̃t(Œ)ʁŒli'ʒjø:z
le ver de terre,                                       lŒvɛʁdŒ'tɛ:ʁ
le scorpion,                                            lŒskɔʁ'pjõ
l'escargot,                                              lɛskaʁ'go
le lézard,                                                lŒle'za:ʁ
la chauve-souris.                                   laʃofsu'ʁi]
 
 
 
 

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25 septembre 2013

Une liste de Paloma : les pièces de la maison

   

   Paloma a fait une liste des pièces de la maison et des principaux meubles qu'on y trouve. Attention aux articles, parfois au singulier parfois au pluriel...

   Que font ces listes de vocabulaire dans un blog consacré à la prononciation ?

   La liste est un genre phonétiquement très intéressant. L'allongement de la syllabe accentuée y est particulièrement présent (avec la montée intonative de continuation, jusqu'au dernier terme). A partir d'une liste, on peut  :

- regrouper les éléments de la liste suivant le nombre de syllabes,

- demander de produire des patrons d'échelon (croissant : mot de X syllabes, X+1, X+2, etc. - la chambre, la cuisine, la salle de bain, la salle à manger... ; décroissant : mot de X syllabes, X-1, X-2, etc. - la salle à manger, l'ordinateur, les placards, la porte...

- regrouper les éléments en fonction de la structure de la syllabe accentuée (syllabe ouverte = se termine par une voyelle phonétique - ex : le lit  [lŒ'li] ; syllabe fermée = se termine par une ou plusieurs consonne(s) phonétique(s) - ex : la porte [la'pɔʁt],

- regrouper les éléments de la liste suivant la voyelle accentuée, suivant la consonne accentuée...

- faire une dictée en Alphabet Phonétique International (des voyelles accentuées, de toutes les voyelles, de la syllabe accentuée...)

 

Une liste de Paloma - La maison

Les pièces de la maison...     [lepjɛsdŒlamE'zõ
 
... l'entrée,                               lɑ̃'tʁe
la cuisine,                               lakɥi'zin
le salon,                                  lŒsa'lõ
la salle à manger,                   lasalamɑ̃'ʒe
la chambre,                            la'ʃɑ̃bʁ
les toilettes,                            letwa'lɛt
la salle de bain,                      lasaldŒ'bɛ̃
le bureau,                               lŒby'ʁo
le balcon,                                lŒbal'kõ
la cave,                                   la'kav
l'escalier,                                lɛska'lje
le grenier, ...                           lŒgʁŒ'nje
... et les chaises,                    le'ʃɛz
la table,                                  la'tabl                              
le fauteuil,                              lŒfO'tœj
le lit,                                       lŒ'li
le canapé,                              lŒkana'pe
le banc,                                  lŒ'bɑ̃
la douche,                              la'duʃ
la baignoire,                           labE'ɲwaʁ
l'ordinateur,                            lɔʁdina'tœʁ
la cheminée,                          laʃŒmi'ne
la porte,                                 la'pɔʁt
les tapis,                                leta'pi
les armoires,                          lezaʁ'mwaʁ
les placards.                          lepla'kaʁ ]

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22 septembre 2013

C'est la rentrée !

   

    Et voici une nouvelle collaboratrice : Paloma, qui va bientôt avoir 8 ans. Paloma habite dans un petit village de Provence, mais elle n'a pas d'accent provençal (aucun de ses deux parents ne l'a). Tous les soirs, après l'école - elle est en CM2, elle fait son travail avec sa maman et en ce moment, elle apprend les tables de multiplication (nous verrons cela dans un futur message sur le rythme).

   Avec Paloma, nous avons enregistré du vocabulaire thématique (comme les Listes de Cléo : Les pays, Les fruits et les légumes, Les animaux, Les couleurs, Les vêtements, Les transports ).

   Et comme c'est la rentrée, Paloma a choisi de nous présenter une liste... du contenu de sa trousse !

 

Une liste de Paloma - Dans ma trousse...

 
 
 
 
 
Dans ma trousse...       [dɑ̃ma'tʁuːs          
... des crayons,             dekʁE'jõ
des stylos,                    desti'lo  
une gomme,                 yn'gɔːm
un taille-crayon,          ɛ̃tajkʁE'jõ
une règle,                    yn'ʁɛgl
des ciseaux,                desi'zo
de la colle,                   dŒla'kɔl 
des feutres,                  de'føːtʁ  
un compas,                  ɛ̃kõ'pa 
des crayons d(e) couleur,   dekʁEjõdku'lœːʁ   
du scotch,                    dy'skɔtʃ
des craies,                   de'kʁɛ 
une ardoise noire,       ynaʁdwaːz'nwaːʁ 
une ardoise blanche,   ynaʁdwaːz'blɑ̃:ʃ 
un pinceau,                  ɛ̃pɛ̃'so 
de la peinture.              dŒlapɛ̃'tyːʁ]
 
 
 

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25 août 2013

César, 4 ans et demi

 

   Pour fêter avec un léger retard    la 30.000 ème visite    de ce blog (!!!), j'ai le plaisir d'accueillir un nouveau collaborateur : César, 4 ans et demi.

   César présente une caractéristique de prononciation très fréquente chez les enfants français de son âge : le zézaiement.

   Autrement dit, à l'intérieur de la grande catégorie des fricatives coronales, il associe les alvéolaires [s, z] et les post-alvéolaires [ʃ, ʒ] (en gras dans la transcription ci-dessous), dans la seule catégorie des dentales [θ, ð], ces fameuses consonnes que l'on trouve en anglais (dans les mots "thin" et "this" par exemple) et que beaucoup d'adultes natifs français jugent si différentes qu'ils se refusent à les adopter.

   Exemple : "Je m'appelle César", est prononcé : [ðŒmapɛl *θe'ðaʁ]

Cette distinction entre ces fricatives [s, z] et [ʃ, ʒ] est assez difficile à réaliser. C'est pour cela que les virelangues (ou "tongue twisters") impliquent souvent ces consonnes. Par exemple en français : Les chaussettes de l'archiduchesse sont-elles sèches? Archisèches! ; Suis-je bien chez ce cher Serge? ou en anglais : She sales seashells on the seashore.

Cette confusion des fricatives ne durera pas longtemps, et dans quelques mois - avec ou sans séances d'orthophonie, César maîtrisera parfaitement les fricatives du français.

 

   Avec César, nous vous avons enregistré un court poème de Jean-Luc Moreau : Locataires.

Jean-Luc Moreau : Locataires

 

J'ai dans mon cartable   [ʒEdɑ̃mõkaʁ'tabl
(C'est épouvantable !)    [sEtepuvɑ̃'tabl
Un alligator                        [ɛ̃naliga'tɔʁ
Qui s'appelle Hector.      [kisapɛl*ɛk'tɔʁ

J'ai dans ma valise         [ʒEdɑ̃mava'liz
(Ça me terrorise !)          [samŒtEʁO'ʁiz
Un éléphant blanc          [ɛ̃nelefɑ̃'blɑ̃
Du nom de Roland.        [dynõdŒ*ʁO'lɑ̃

J'ai dans mon armoire             [ʒEdɑ̃mõnaʁ'mwaʁ
(Mon Dieu, quelle histoire !)  [mõ*djø kɛlis'twaʁ
Un diplodocus                            [ɛ̃diplOdO'kys
Nommé Spartacus.                  [nOme *spaʁta'kys

Mais pour moi le pire,            [mEpuʁmwalŒ'piʁ
C'est sous mon chapeau      [sEsumõʃa'po
D'avoir un vampire                  [davwaʁɛ̃vɑ̃'piʁ
Logé dans ma peau.            [lOʒedɑ̃ma'po]

 

 

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18 août 2013

Enchaînements et Liaisons : des exercices

 

   Voici trois exercices pour s'entraîner à l'enchaînement et à la liaison, qui rappelons-le, apparaissent à l'intérieur du groupe rythmique (voir cet autre post sur le sujet).

   D'abord, un premier exercice d'échauffement en deux parties dans lequel Cléo et Nina comptent les centimes et les euros du porte-monnaie de leurs parents.

   Le 1er janvier 2002, quand la monnaie française est passée des francs aux euros, j'ai tout de suite pensé que nous risquions d'adopter diverses statégies pour faire face aux nouvelles liaisons qui nous attendaient. Voici ce que j'écrivais quelques semaines après la mise en circulation de l'euro.

 

franceuro

Les zeuros et leurs liaisons

« Cent Zeuros », disent parfois les grands, « Deux Neuros », disent parfois les petits... Avec les francs, nous avons perdu une grande simplicité pour compter : les francs commençant par une consonne, aucun problème : cent # francs, deux cents # francs. Pour compter notre nouvelle monnaie qui, elle, commence par une voyelle, nous redécouvrons dans nos transactions financières quotidiennes tous les pièges des liaisons. Face à la difficulté, deux stratégies possibles : affronter la diversité des liaisons et apprivoiser « Cent Teuros », « Deux cents Zeuros » et « Mille Leuros » en risquant à tout instant d’inattention la liaison fautive « Cent Zeuros » ou « Mille Zeuros » (Z au pluriel nous est tellement naturel !) ; l'autre stratégie possible est d'éviter la liaison et d'adopter le hiatus « Cen(t) Euros », « Deux cen(ts) Euros », comme si le HEuro était précédé d’un H aspiré (et là, du coup c’est toujours vraiment très simple). Stratégie 1 réussie, vous êtes un virtuose. Stratégie 1 ratée, vous passez pour un prétentieux. Le sérieux avantage de la stratégie 2 est qu’elle ne peut pas rater. Il y a donc de grandes chances que la stratégie 2 soit, avec le temps, majoritairement adoptée suivant la loi du moindre effort. La liaison marque la cohésion entre les éléments syntaxiques. Plus le lien syntaxique entre deux éléments est fort, plus la liaison est résistante. Le lien entre un numéral et le nom qui le suit est normalement très fort. Si la stratégie 2 l'emporte dans une activité très quotidienne comme compter notre monnaie, cela risque-t-il de fragiliser à terme la pratique usuelle des liaisons en français ?

 

   Dans l'exercice en deux parties ci-dessous, Cléo et Nina ont enregistré presque tous les chiffres et les nombres de 1 à 99 (!!!), suivis des mots "centime(s)" - sans enchaînement ni liaison, et "euro(s)" - avec enchaînement ou liaison. Par exemple : "Cinq centimes, cin Qeuros", "Dix centimes, dix Zeuros".

   Cela leur a demandé beaucoup de concentration et de patience... et a provoqué quelques fous rires jusqu'à l'hystérie finale ! Et il a fallu faire aussi toutes ces photos...

   Arriverez-vous jusqu'au bout de cette quasi-torture? Pour vous simplifier la tâche, ce marathon a été scindé en deux parties. Bon courage !

 

Les listes de Cléo : le porte-monnaie (1/2)

Les listes de Cléo : le porte-monnaie (2/2)

 

   Etes-vous arrivé à "99 centimes, 99 Feuros"? Si oui, vous gagnez une médaille phonétique !

 

 

   Voici maintenant un exercice de répétition. Vous découvrez des chiffres et nombres, des professions, des nationalités. Répétez et mémorisez ces mots. Vous en aurez besoin pour l'exercice 2.

 

Liaison & Enchaînement : exercice 1

 

   C'est maintenant à vous de jouer, avec cet exercice de production. Le dessin vous indique le groupe que vous devez produire tout-attaché (avec les enchaînements et liaisons nécessaires, bien entendu !). Ecoutez les 3 exemples... et c'est à vous ! Ce n'est pas si facile et j'ai vu certains jeunes français rencontrer des difficultés... Répondez après le BIP! puis vérifiez avec la correction et répétez. J'attends vos remarques avec impatience !

Liaison & Enchaînement : exercice 2

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05 juillet 2013

Morceaux choisis (3)

 

Morceaux choisis précédents : (1) (2)

L'invitation au voyage, de Charles Baudelaire.

apres_restauration

 

La musique du diaporama est Nochas buenas, de Esther Lamandier.
Les peintures sont de Félix Ziem (1821-1911), dont une exposition a lieu au Petit Palais à Paris jusqu'au 4 août.

 

 

Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.


 

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25 juin 2013

Enchaînements et Liaisons

 

     Nous l’avons déjà maintes fois rappelé ici, le français enchaîne les mots à l’intérieur des groupes rythmiques, sans considération des limites physiques des mots écrits. À l’intérieur d’un groupe rythmique en français, « toutestattaché » [tu-tɛ-ta-ta-ʃe]. C’est pour cela que les enfants français, qui commencent à écrire, produisent : « sava » et « jetèm » car à l’oral, la frontière entre les mots d’un groupe rythmique n’est pas marquée. Cela donne une impression unie, liée, souvent décrite comme agréable par les oreilles non-natives. Ce ne sont pas les mots que l’on entend, mais des paquets de mots prononcés ensemble : les groupes rythmiques.

                      

Les voyelles juxtaposées dans un groupe rythmique s’enchaînent : c’est ce qu’on appelle l’enchaînement vocalique. Ex : Tu as été à Tahiti ? [ty-a-e-te-a-ta-i-ti] et non pas *[ty#a#e-te#a-ta#i-ti].

Les consonnes prononcées en finale de mots forment syllabe avec la voyelle qui suit - si le mot suivant commence par une voyelle : c’est ce qu’on appelle l’enchaînement consonantique. Ex : Avec lui ou avec-elle ? [a-vɛk-lɥi /u-a-vɛ-kɛl] et non pas *[a-vɛk # ɛl] Une minute ou une-heure ? [yn-mi-nyt / u-y-nœR] et non pas *[yn # œR].

Enfin, des consonnes finales muettes dans le mot isolé sont prononcées en formant syllabe si le mot suivant commence par une voyelle : c’est la liaison. Ex : Un p(e)tit copain, un p(e)tit Tami. [ɛ̃-pti-kO-pɛ̃ / ɛ̃-pti-ta-mi] Un professeur, un Nétudiant [ɛ̃-pRO-fE-sœR / ɛ̃-ne-ty-djɑ̃].

Enchaînements et liaisons sont réalisées À L’INTÉRIEUR DU GROUPE RYTHMIQUE. Voilà encore une preuve de l’importance fondamentale de cette notion en français, pourtant si souvent négligée. Le groupe rythmique est défini par sa syllabe accentuée, dernière syllabe du groupe.

Pourtant, dès 1914, Maurice GRAMMONT écrit dans La prononciation française, Delagrave, (p.129) :

« La difficulté est de savoir dans quels cas il faut lier et dans quels cas on doit s’en abstenir. La règle générale est fort simple : on lie à l’intérieur d’un élément rythmique, on ne lie pas d’un élément rythmique au suivant. Autrement dit : on lie d’une syllabe inaccentuée sur la suivante, on ne lie pas la syllabe accentuée. »

Tout dépend donc du découpage en groupes rythmiques.

On le sait, plus les conditions de communication sont difficiles, plus on a intérêt à produire des groupes rythmiques courts, afin d’assurer la meilleure compréhension possible de son message. On peut dire : « Le bureau est ouvert de 14h à 16h30 », en un seul grand groupe rythmique (c’est la façon dont le dirait quelqu’un n’accordant aucune importance à la transmission du contenu, en délivrant l’information de manière quasi automatique). On peut aussi découper ce message en éléments minimaux afin d’assurer au maximum sa compréhension : « Le bureau / est ouvert / de 14h/ à 16h30 ».

Ce découpage en éléments minimaux correspond à un découpage grammatical (on parle de découpage syntaxico-prosodique) : groupe nominal, groupe verbal, groupe prépositionnel… C’est à l’intérieur de chacun de ces groupes qu’apparaissent les liaisons. C’est cette règle simple qu’il faut comprendre et appliquer. Il n’est pas possible de mémoriser les règles détaillées (voir ci-dessous) pour les mettre en œuvre. Par contre,/ on peut comprendre / qu’il faut tout Tattacher/ à l’intérieur / d’un groupe rythmique / et prendre l’habitude / de pratiquer / l’enchaînement / et la liaison /dans tous les groupes rythmiques,/ même minimaux.// Par exemple, en présentant TOUJOURS les lexèmes avec des déterminants (masculin ou féminin au singulier – un/son/mon Nami, une-amie, et pluriel – des Zamis) et non isolés « ami, amie ».

Vous voulez déjà des exercices? En voici ici

Vous l’aurez compris : il ne me semble pas du tout bénéfique de transmettre d'emblée "les règles" aux apprenants (il y a de quoi se décourager avant même de commencer...) Peut-être aux niveaux avancés aptes à aborder sans s'effrayer une synthèse du fonctionnement détaillé de la liaison en français… Il me semble bien plus intéressant de faire observer les enchaînements et les liaisons à partir de corpus segmentés en groupes rythmiques minimaux, d'établir des hypothèses, des règles intermédiaires... L'enseignant doit par contre parfaitement maîtriser l'enchaînement et la liaison afin de confirmer ou d'infirmer les hypothèses faites par les apprenants...

Voici donc les « règles », à l'usage des enseignants. La liaison est réalisée :

À l’intérieur du groupe nominal 

- après le déterminant : + substantif (lesZenfants, desZamis), + adjectif (lesZanciens modèles), + pronoms (lesZuns, lesZautres) ;

- après l’adjectif : + substantif (le dernierRétage, un grosZeffort, aucunNintérêt)

(La liaison après un substantif pluriel est facultative : lesZétudiantsZaméricains).
(La liaison après un substantif singulier est interdite : unNétudiant#américain);

 

À l’intérieur du groupe verbal

- après le pronom personnel : + verbe (vousZavez, ilsZarrivent), + en/y + verbe (onNy va, nousZen venons)

- après le verbe : + pronom (que veutTil ? allonsZy !), + pronom personnel + en/y (allez vousZen !)

(La liaison après les verbes est facultative, car deux découpages sont alors possibles : il est(T)ici, ils sont(T)arrivés, je vais(Z)essayer, vousZêtes(Z)invité)

 

À l’intérieur d’autres groupes

 - après un adverbe ou une préposition d’une seule syllabe : plusZaimable, enNhiver, trèsZamoureux, toutTentier, chezZelle, quandTil vient…)

La liaison est interdite : entre deux groupes rythmiques (Les amis#arrivent à midi), avant et après ET et OU ( du pain#et#un verre d’eau), après les mots interrogatifs (combien#as-tu ? quand#arrive-t-il ?), après les pronoms sujets dans une interrogative par inversion (SontTils#arrivés ?), après les noms propres (Julien#a téléphoné), et après un « h aspiré » (voir plus bas).

 

L’usage de la liaison est aussi un marqueur de prestige : plus le registre est formel, plus on trouve de liaisons. Plus le registre est formel, plus les groupes rythmiques sont longs et donc permettent plus de liaisons. (Voir le cas particulier de la liaison sans enchaînement).

Expressions figées avec liaison : accentTaigu, avant-Thier, commentTallez-vous ?, de hautTen bas, de mieuxZen mieux, de moinsZen moins, de plusZen plus, de tempsZà autre, de tempsZen temps, du potTau feu, les ChampsZElysées, les EtatsZUnis, motTà mot, nuitTet jour , petitTà petit, sousZentendu, tantTet plus, toutTà coup, toutTà fait, toutTà l’heure, toutTau moins, toutTau plus, un sousZofficier, vis-Zà-vis, …

Expressions figées sans liaison : nez#-à-nez, mort#ou vif,…

Graphie : sur les cinq consonnes de liaison ([z, t, n, R, p]), seules les deux les plus fréquentes présentent plus d’une graphie. Données et exemples tirés de WIOLAND, 1991 :

[z] (49%)       (s) les EtatS-Unis,      (x) Un fauX ami     (z) AlleZ-y ! 

[t] (28,2%)      (t) TouT éveillé,          (d)Un granD espoir.

[n] (22,5%)     (n) EN attendant.

[R] (0,25%)     (r) Un premieR emploi.

[p] (0,05%)     (p) TroP ému.

 

Le "h aspiré": ce terme décrit le graphème lorsqu’il marque l’impossibilité à l’oral de lier la consonne précédente à la voyelle suivante avec une consonne de liaison ou un enchaînement consonantique. Il interdit dans ce cas l’élision et produit un enchaînement vocalique.

Il n’existe malheureusement pas de règle permettant de distinguer les mots ne présentant pas de « h aspiré » (les heures, les hommes, un hôtel) et les mots présentant un « h aspiré » (les#Halles, un#héros).

Quand ces mots apparaissent en classe, il est important de les traiter immédiatement à l'oral dans des énoncés, en faisant varier le contexte, pour donner à entendre et faire pratiquer afin de les mémoriser.

Le Bon Usage de Grévisse liste 135 mots, comme les principaux commençant par « h aspiré ». Voici ceux qui nous semblent les plus courants (en gras les indispensables) :

un H, une #hache, une #haie, quelle #haine !, elle va les #haïr, dans un #hall, les #Halles, une #halte, un #hamac, un #hameau, un #hamster, une #hanche, un #handicap, les #handicapé(e)s : [souvent lié], un #hangar, ils #hantent (hanter), ils #happent (happer), un #happy end, c’est #harassant, tu es #hardi !, un #harem, un #hareng, quelle#hargne !, un #haricot, les# haricots : [souvent lié], une #harpe, les #hasards de la vie, en #hâte, en #haut (≠ enNeau), un #havre de paix, les #héros (≠ les zéros), les #hêtres du jardin (≠ lesZêtres), de petits #heurts, un #hibou, c’est #hideux, un #hippie, ils #hissent (hisser), un #hobby, les #hockeyeurs, en #Hollande, des #homards, en #Hongrie, quelle#honte !, un #hoquet, les #hors-la-loi, une #housse, un #houx, les #hublots, ils #huent (huer), Ils #hurlent (hurler) : [parfois lié], un # hurlement, une #hutte.

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