Enseignement/Apprentissage de la Prononciation du Français

12 février 2018

Témoignages d'étudiants (III)

 

     Et voici de nouveaux témoignages d'étudiants publiés avec leur accord. Les coquilles et l'expression y sont originales. Ces textes répondent à la consigne suivante : "Freins et motivations à l'apprentissage de la prononciation d'une langue étrangère - expérience personnelle". Ces parcours singuliers d'apprentissage mettent en lumière les nombreux paramètres en jeu lors de l'acquisition d'une nouvelle prononciation.

 

  (d'autres témoignages ici)

 

 

Mei, une Chinoise en français

 

     J’ai commencé à apprendre le français dès l’âge 18 dans une université en Chine. J’avais quatre enseignantes chinoises qui enseignaient majoritairement en chinois, et deux enseignants français qui n’enseignaient qu’en français. Cette langue était ma spécialité à l’université, c’est pourquoi je devais me spécialiser dans ce domaine pour professer en français dans le futur. Par ailleurs, je n’avais pas envie ou peu de possibilité de me réorienter.

Ce sont des besoins professionnels et académiques qui m’ont poussée à apprendre le français, dont la prononciation est une compétence langagière incontournable. Au fur et à mesure des années, j’ai ressenti un engouement pour cette langue et décidé de poursuivre ce domaine. J’avais envie de pratiquer le français avec des francophones, de me faire des amis pour mieux connaître les sociétés francophones actuelles et réelles. La quatrième année universitaire, je suis venue en France en tant qu’étudiante d’échange. Pendant ce temps, je voulais améliorer ma prononciation, j’ai même suivi un cours de correction phonétique d’une heure par semaine. Je souhaitais parler comme les Français, vis-à-vis de mes interlocuteurs je voulais effacer mes origines étrangères. Je ressentais que bien prononcer le français m’aiderait à faciliter les conversations avec des francophones, voire à rapprocher les relations avec eux. Maintenant, je me suis orientée vers l’enseignement du français en Chine, j’aimerais prononcer correctement le français, gommer mon accent afin de devenir un bon exemple pour mes futurs apprenants, les encourager et les convaincre que les Chinois peuvent très bien parler français.

Comme il s’agit de l’apprentissage d’une langue très éloignée de ma langue maternelle, j’ai rencontré beaucoup de problèmes qui m’empêchaient d’apprendre sa prononciation. Premièrement, l’Etat, la société et le département ne mettent pas en avant l’importance de l’apprentissage de prononciation, du fait que nous en nous servons moins dans la réalité. C’est un cercle vicieux, les manuels et les enseignants n’insistent non plus sur la prononciation qui leur parait secondaire. Ils prétendent que même si nous ne prononçons pas bien le français, ce n’est pas grave, le plus important c’est se comprendre, nous pouvons toujours utiliser des gestes pour compenser nos faiblesses en prononciation. Deuxièmement, au début de l’apprentissage, faute de connaissances et de références linguistiques (les intonations, les prosodies, etc.), je ne pouvais pas distinguer quelles étaient les bonnes prononciations. Durant une certaine période, je croyais que plus on parle vite, mieux c’est. Une de mes enseignantes nous a dit de faire la moue pour prononcer mieux, mais nous pensions que c’était ridicule et affecté de parler comme cela. Troisièmement, le manque de pratique du français joue aussi un rôle très important, surtout quand j’apprenais le français en Chine, dans une ville où il avait peu de francophones. Je n’avais quasiment pas d'interlocuteurs, la prononciation n’était pas une compétence urgente à développer. Après être corrigée devant la classe suite à un exposé oral et être moquée par des camarades quand j’imitais des enregistrements français, j’ai éprouvé des moments de découragement dans l’apprentissage de prononciation, d’autant plus que sa progression n’est pas très évidente et rapide. A la fois, changer de façon de prononcer touche à l’identité, j’ai un côté conservateur, ma langue maternelle a une intonation très différente de celle du français.

 

 

Tara, une anglo-Américaine en français

 

     Existe-t-il de l’apprentissage sans les moments, voire des périodes, de blocages et d’autres plein de motivations ? Il me semble que d’entreprendre une leçon, une nouvelle connaissance, ou partir à la recherche des nouvelles compétences, indépendamment de la matière, on doit anticiper un chemin long et pas du tout droit, c.à.d. avec virages et collines, souvent imprévus et des hauts et des bas et tout au long sans jamais atteindre le sommet. A mon avis, c’est surtout le cas avec des études de langue mais aussi avec toutes sortes de sujets,  il n’y a pas un seul sommet, on y « arrive » jamais car au fur et à mesure de progresser dans nos études, on se rend compte que plus on le sait, plus il y a à savoir!

Dans mon propre parcours avec le français langue étrangère, le départ était tout positif et, jusqu’à l’instant, J je n’ai jamais eu de traumatisme en tant qu’apprenante qui fait que ma vie avec le français était enrobée, pour la plupart, de motivation, curiosité, détermination, et surtout l’amour et bien sûr, pointillée avec des moments, voire des périodes, où je me suis trouvée bloquée ou bien beaucoup moins motivée.

J’ai vécu des blocages souvent à travers des mécompréhensions culturelles (des marchands impatients ou des fonctionnaires bureaucratiques mais aussi avec des amis proches) face à un problème que ni moi qui l’autre comprenaient au moment. Ces moments-ci étaient bien frustrants car la solution communicative n’était pas évidente et le résultat de cet « échec » m’a souvent laissée exaspérée. Je me souviens aussi d’une grosse fatigue, surtout mes premiers mois d’immersion dans une famille française. Qu’est-ce que c’était fatigant d’écouter ce que je ne comprenais pas et épuisant d’apprendre s’exprimer à nouveau ! Je trouve que c’est encore plus difficile quand on est déjà adulte (j’avais 18ans) parce que c’est une perte de contrôle et ça nous laisse dans une position d’instabilité qui n’est pas tout à fait naturelle à cet âge.  J’avais de la chance d’être en contact avec des gens assez sympas, car on se moquait très peu de moi. Par exemple, je m’occupais d’une fille de 3 ans et elle m’aidait à prononcer le mot « écureuil » avec la patience d’un ange mais la détermination d’un petit de 3 ans ! J’avais de la chance. C’était quand même difficile de ne pas être un membre ‘normal’ du groupe. Je me souviens d’un moment dans une voiture avec des français qui parlaient entre eux et je me sentais exclue donc j’ai commencé à parler à moi-même (sous mon souffle). Je n’étais pas contente. Alors, quelqu’un a dit, « Tu parles à toi-même? » avec un ton moins sympa. A cette époque, je ne savais pas ce que ça voulait dire « à toi-même » mais j’ai vite pris ma vengeance et je l’ai mémorisé pour la vie !

Quant à mes motivations, j’adorais l’étymologie des mots. Donc, quand je me suis trouvée en face d’un mot que je connaissais pas, je voulais non simplement connaitre la définition mais aussi, toute son histoire et ses liens avec (peut-être) avec ma langue maternelle ou ses liens avec d’autres mots. C’était cette curiosité qui m’avait conduit aux quatre coins des deux langues et qui, pour moi, faisait partie d’un jeu. J’ai aussi appris le français à table avec des français, dans une famille française bien sympathique et là, je voulais vivre comme eux, de pouvoir parler des nuances des fromages ou du vin. J Mais en même temps puisque je n’étais pas eux—j’étais la seule américaine parmi eux--je voulais aussi pouvoir participer dans des discussions et des arguments, par exemple, de politique ou les « droits de femmes. » Alors, j’avais toujours de bonnes raisons d’apprendre un petit plus. C’était aussi la musique de la langue qui m’intéressait, de connaitre un autre rythme et de travailler et d’entrainer ma bouche différemment comme si je pratiquais un autre instrument.

C’est plus qu’une leçon, une langue adoptive, ça fait partie de notre vie car s’exprimer –dans n’importe quelle langue—est un exercice très personnel, très individuelle. Alors, je peux aller encore plus loin et dire que les relations qu’on a avec nos langues (maternelle et étrangères) sont plus proche de nous qu’un amant ou un époux car chaque tentative est une création de nous-même : on vit à travers ce qu’on parle. Ce n’est pas le français dans le monde, c’est ma façon de parler mon français qui est partie intégrante de mon identité. (Même quand j’ai du mal à m’exprimer comme avec cette dernière phrase!) Alors, comme dans tous les relations, il y a des hauts et des bas, des joies et des déceptions mais quand il y a une certaine attraction, profonde et naturelle, souvent l’amour s’installe et avec un certain engagement et beaucoup de travail et d’humour, ça peut durer toute une vie.

 

 

Sara, une Française en anglais

 

     Quelles sont mes motivations et mes freins dans mon apprentissage de la prononciation d’une langue étrangère ?

Pour tenter de répondre à cette question, je vais m’appuyer sur mon apprentissage de l’anglais et le rapport que j’entretiens avec cette langue.

Ma première motivation pour l’apprentissage de la prononciation de cette langue est l’amour que je porte à celle-ci. Depuis que je suis enfant, l’anglais est une langue qui m’est culturellement accessible de part les films que je regarde ou les chansons que j’écoute. Les sonorités de cette langue m’ont toujours plu et j’ai toujours aimé reproduire les sons que j’entendais.

Je n’ai jamais de peine à prononcer l’anglais lorsque je suis seule. Par exemple, lorsque j’entends une chanson que j’aime à la radio je peux sans difficultés chanter en anglais et je m’efforce de bien prononcer l’anglais, car à ce moment là je n’ai pas d’inhibition. Mais j’éprouve beaucoup plus de difficultés, de freins, lorsque je rencontre un locuteur natif ou plus expert en anglais et que je dois à ce moment là parler et m’exprimer dans cette langue.

Je pense que la timidité, l’inhibition et la peur d’être jugé par mon interlocuteur font que je peux être parfois en situation de stress lorsque je m’exprime en anglais et je ne suis alors plus apte à prononcer correctement les mots. Dans ces cas là, on me demande de répéter le mot ou la phrase que je n’ai pas pu prononcer correctement.

J’ai pu faire l’expérience de ce phénomène en classe d’anglais (de la sixième à l’université), où mes professeurs m’ont souvent demandé de répéter ce que je voulais dire. La prise de parole en anglais devant une classe peut être un facteur de stress qui engendre une mauvaise prononciation de ma part.

J’ai aussi pu me rendre compte lors de mes voyages en Angleterre et aux États-Unis que j’éprouvais des difficultés à me faire comprendre par les locuteurs natifs, ces derniers me demandant souvent de répéter mes questions lorsque j’avais besoin d’aide par exemple. Je pense à ce moment là que je n’ai pas réussi à bien prononcer les mots par un manque d’assurance certain.

Pour remédier à cela, j’ai pris la décision en 2013 de suivre une formation intensive d’anglais au centre de formation Astrolabe par le biais du Pôle Emploi lorsque j’étais à la recherche du emploi. J’ai pu grâce à cette formation d’anglais pratiquer l’anglais durant trois mois à raison de 300 heures. J’étais très motivée car j’étais frustrée de ne pas pouvoir me faire comprendre dans une langue que j’aime tant. Ces expériences de mésentente à la fois avec mes professeurs d’anglais et les locuteurs anglophones ont fait que j’ai eu un réel désir d’améliorer ma prononciation en anglais.

Ce ne fut pas une expérience facile car j’ai du me consacrer pendant trois mois à la pratique et au travail de la langue anglaise avec un rythme soutenu (de 9h à 17h durant cinq jours par semaine). Mais je voulais à tout prix faire progresser mon niveau, à la fois à l’oral et à l’écrit. J’étais prête à travailler.

J’ai pu rencontrer des professeurs remarquables qui m’ont incitée à parler en anglais, à faire des exposés en anglais et à surmonter ma timidité et mon inhibition. J’ai compris que faire des erreurs faisait partie de l’enseignement de la langue et que personne en réalité ne me jugeait. Jusque là, je m’étais toujours imaginé que les gens pouvaient mal me juger lorsque je m’exprimer en anglais, mais c’était une fausse croyance.

L’aide de mes professeurs a été une grande motivation pour améliorer ma prononciation en anglais. Je me souviens d’ailleurs d’un professeur qui était très exigeant quant à la prononciation de l’anglais. Il nous disait qu’il fallait absolument que l’on s’entraîne à la maison à répéter les mots qui nous étaient problématiques. Une fois en classe, nous devions les répéter devant nos camarades.

Je me souviens également d’un jour où le professeur avait compris que nous éprouvions tous des difficultés à formuler le son « th ». Tous les élèves ont du alors répéter à tour de rôle différents mots (« this », « the », « through ») jusqu’à ce que tout le monde ait bien compris qu’il fallait placer la langue derrière les incisive du haut. Le professeur n’a pas hésité à nous montrer physiquement ce que nous devions reproduire. Il m’a encouragé dans mon effort phonétique. D’ailleurs, il nous disait souvent qu’une bonne prononciation peut s’acquérir par le travail et par l’effort.

Aujourd’hui je sais que j’ai encore des lacunes quant à ma prononciation en anglais mais j’ai réussi à presque surmonter mon problème d’inhibition. J’étudie toujours l’anglais à la faculté et j’essaye de prendre toujours la parole en cours afin de progresser dans ma prononciation de cette langue. Je sais que mon professeur ne me juge pas et qu’il essaye de m’orienter vers une meilleure diction de l’anglais. Je n’hésite d’ailleurs plus à parler anglais avec mes amis anglophones car je sais que c’est en pratiquant la langue que je pourrai m’améliorer.

 

 

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07 décembre 2017

Partage de paires minimales

 

    Un des posts les plus lus de ce blog traite des paires minimales, ces paires de mots qui ne sont distingués que par une seule différence phonétique : par exemple, la paire lent ([lɑ̃ ]) et rang ([ʁɑ̃]) atteste qu'en français [l] et [ʁ] sont deux phonèmes en opposition distinctive.

    Le post s'intitulait "Du prestige des paires minimales", car mon point de vue est que ces paires de vrais mots n'ont qu'un intérêt limité en enseignement / apprentissage de la prononciation du français, ou plutôt que leur recherche ne me semble pas prioritaire. En effet :

1. on ne cherche pas à faire la preuve de l'opposition des phonèmes. Et si l'on veut en faire la preuve, une seule paire minimale suffit.

2. la présentation des paires minimales hors contexte ne favorise pas l'accès au sens. D'ailleurs, phonétiquement lent = l'an = l'en / rang = rend. Alors, est-il finalement important de savoir de quel mot il s'agit ? La question de l'utilité de chercher de vrais mots est donc légitime. On peut à mon sens tout aussi bien concevoir un exercice de perception (de discrimination ou d'identification) à partir de syllabes construites systématiquement en suivant les règles phonotactiques du français.

    Je pense qu'il est beaucoup plus important pour l'enseignant de réfléchir à la conception progressive de sa séquence phonétique (progressivité des exercices, allers-retours entre perception et production, utilisation des contextes facilitants, mise en œuvre en classe, précision de la consigne, ordre des items, etc...), plutôt que de consacrer du temps à la recherche du matériau linguistique. D'où l'idée de mettre ce matériau linguistique à la disposition de tous.

    J'ignore les bonnes ou mauvaises raisons du succès de ce post, on me parle souvent des tableaux de paires minimales que je présente. Il existe en effet des traditions linguistiques autour des paires minimales, par exemple en anglais.

    Alors je vous propose de jouer aux paires minimales en français et de constituer ensemble la plus importante base de données possible autour des oppositions qui posent souvent problème aux apprenants étrangers (listées dans la première colonne).

    Voici un début de tableau. Je n'ai pas porté les paires minimales opposant les voyelles moyennes ([e, ɛ, ø, œ, o, ɔ]) que j'ai déjà listées précédemment.

    Je vous invite donc à compléter ce tableau en m'envoyant vos propositions de paires minimales (qui ne soient pas des monosyllabes, puisque je leur ai déjà consacrés un tableau - j'en ai quand même ajoutés quelques uns ici en gras) en commentaire de ce post.

C'est à vous !

 

 

[i/y]

(114)

crépi / crépu ; l’habit / l’abus ; Barbie / barbu ; l'abri - la Brie / la bru ;  il plie / il plût ; bâti / battu ; un titi / un tutu ; un tri / intrus ; hardi / ardu ; et qui? / écu ; acquis / accu ;  écrit / écru ; elle le crie / elle le crut ; un grand cri / un grand cru ; des gris / des grues ; l'aigri / les grues ; ici / issue ; assis / a su ; Massy / massue ; il scie / il sue ; persil / perçu ; concis / conçu ;  Passy / pas su ; une vie / une vue ; émis / ému ; omis / aux mues ; un génie / ingénu ; honni / ONU - aux nues ; Ali / alu ; Élie / élu ; sali / salut ; il relie / il relut ; à Paris / apparu ; mari / ma rue ; sari / sa rue ; (passé simple / participe présent) vendit / vendu ; répondit / répondu... (entendre, attendre, tendre, détendre, fendre, défendre, pendre, suspendre, rendre, perdre, battre, débattre, vêtir, fondre, interrompre, mordre, tordre, tondre...) ; 51

sic / suc ; des piles / des pulls ; lapis - la pisse / la puce ; au pire / eau pure ; c'est pire / c'est pur ; et pire / épure ; pussent-ils / pustule ; pas de trique / pas de truc ; un bis / un bus ; la bise / la buse - l'abuse ; la biche / la bûche ; tu biches? / tu bûches? ; pas de bile / pas de bulles ; habile / à bulles ; Justine / juste une ; i(l) m'attire / immature ; c'est dire ! / c'est dur ! ; médisent / méduse ; l'écrire / les crûrent ; la grime / l'agrume ; la cime / l'assume ; rassir / rassure ; le Cid / le Sud ; concile / consul ; ton sire / tonsure ; saisir / césure ; le virent / levure ; à Gilles / à Jules ; 100 000 / 100 mules ; Emile / émule ; la mise / la muse ; l'émir - les mirent / les murs ; c'est Lille / cellule ; à lire / allure ; la lime / l'allume ; voit lire / voilure ; peux lire / pelure ; collyre / collure ; fait lire / fêlure ; pas rire / parure ; sait rire / serrure ; fait rire / ferrure ; les rimes / les rhumes ; 38

(10 + [consonne] / du) dix pains / du pain... ; 6 pots / suppôt ; bicher / bûcher ; Kiri / curry ; kilo / culot ; sirop / sureau ; 6 craies / sucrait ; 6 soeurs / suceur ; 6 C / sucer ; scission / succion ; 6 cubes / succube ; scier / suer ; 6 jets / sujet ; 6 phoques / suffoque ; 6 pères / super ; 6 pères posés / superposer ; 6 pliants / suppliant ; 6 ports / support ; 6 portés / supporter ; 6 portables / supportable ; 6 positions / suppositions ; 6 primes / supprime ; s'y poser / supposer ; s'y planter / supplanter ; s'y plier / supplier ; 6 putes / suppute ; 25

scier / suer ;

[i/e]

(42)

un pis / un P ; pipi / pipé ; des épis / des épées ; repli / replet ; les prix / les prés ; parti / partez ; les tris / lettré ; contri / contré ; c'est dit / céder ; les édits / les aider ; les marquis / les marquer ; par qui /  parqué ? ; récrie / récré ; en cris / encré - ancré ; à Guy / à gué ; assis / assez ; Passy / passé ; Cassis / cassé ; Massy / massé ; Ali / allez ; c’est sali / c’est salé ; les fusils / les fusées ; hé vas-y / évasé ; semis / semé ; un petit nid / un petit nez ;  un nouveau nid / un nouveau-né ; nenni / néné ; renie / René ; Sony / sonné ; et Tony / étonné ; Cali / calé ; les maris / les marées ; curie / curé ;

la pythie / l'appétit ; en pichet / empêché ; piller / payer ; brisé / braisé ; imbibé / un bébé ; décidé / décédé ; dix soirs / des soirs ; c'est ciré / c'est serré ; Minerve / m'énerve ; lisez / lésez ; lister / lester ; alité / allaiter ;

[y/u]

(100)

le pus / le pou ; t'as bu / tabou ; abus / à bout ; l'abus / la boue ; imbu / un bout ; un début / un des bouts ; deux buts / debout ; l'as-tu? / la toux? - l'atout? ; tortue / tord tout ; manges-tu? / mangetout ; fais-tu / faitout ; i(l) tue / itou ; un dû / hindou ; assidu / ah si doux ; des accus / des à-coups ; beau cul / beaucoup ; du cul / du coup ; vaincu / 20 coups ; cucul/ coucou ; manucure / Manu court ; déçu / des sous ; dessus / dessous ; insu / un sou ; un bizuth / un bisou ;  remue / remous ; la mue / la moue ; ému / et mou ; à nu / à nous ; déchu / des choux ; à vue / avoue ; garde à vue / garde à vous ; c'est vu? / c'est vous? ; tu as vu / tu avoues ; à jus / ajout ; un petit LU (gâteau) / un petit loup ; relu / relou (verlan) ; ma rue / ma roue ; les rues / les roues ; couru / courroux - Kourou (Guyane) ; les verrues / les verrous ; un flux / un flou ; inclus / un clou ; l'écru / l'écrou ; 40

brut / broute ; Sud / soude ; jute / joute ; rut / route ; des puces / des pouces ; des pulls / des poules ; en pull / ampoule ; tu es pur? - tu épures / tu es pour ? ; des bulles / des boules ; ma bulle / maboul ; 6 bulles / ciboule ; une buse / une bouse ; capitule / capitouls ; Saturne / ça tourne ;  monture / mon tour ; tenture / t'entoure ; la bascule / la basse coule ; articule / Arty coule ; monticule / Monty coule ; la cure / la cour ; elle cuve / elle couve ; la fugue / la fougue ; au fur / au four ; tu es sûr / tu es sourd ; censure / 100 sourds ; à coup sûr / à coups sourds ; tonsure / ton sourd ; consul / qu'on saoûle ; la jute / l'ajoute - la joute ; injure / un jour ; tu le jures? / tout le jour? ; parjure / par jour ; un jules / un joule ; la mule / la moule ; la mûre / l'amour ; Emmaüs / et maous ; une Russe / une rousse ; flûte / floute (verbe flouter) ; et Kurt / écourte ; crûtes (V. croire) / croûte ; paluche / pas louche ; des mufles / des moufles ; 40

purée / pourrai ; un bureau / un bourreau ; un bulot / un boulot – un bouleau ;  buffet / bouffait ; le burin / le bourrin ; le butoir / le boutoir ; buller / bouler ; le bûcher / le boucher ; Cuba / coup bas ;  tu pars / tout part ; tu voles / tout vole... du thé / douter ; la culée / la coulée ; il curait / il courait ; occurent / au courant ; un Q vert / un couvert ; et cruel / écrouelles ;
fluet / flouait ; ruer / rouer ; il a su faire / il a souffert ; mûrir / mourir ; mulet / moulait ;  18

[ɥ/w]

hui(t) / oui ; la buée / la bouée ; suait / souhait ; juin / joint; nuée / nouer ; lui / Louis ; saluait / ça louait ; la luette / l'alouette ; la muette / la mouette ;

[e/ɛ]

Epée / épais ; laquer / laquais ; poignée / poignet- poignait ; vallée / valet – valait ; forer / forêt ; (futur / conditionnel) j’irai / j’irais… (infinitif - passé composé / imparfait)  : voyager - voyagé / voyageait... ;

/E/Œ/

(90)

un P / un peu ; pomper / pompeux ; râper / râpeux ; les pieds / les pieux ; copier / copieux ; les prés / les preux - lépreux ; célébrer / c'est l'hébreu ; dénombrer / des nombreux ; boiter / boiteux ; coûter / coûteux ; douter / douteux ; calamité / calamiteux ; vanité / vaniteux ; nécessité / nécessiteux ; gâté / gâteux ; juter / juteux ; entrez – entrée / entre eux ; vitré / vitreux ; les dés / les deux ; hasarder / hasardeux ; cafarder / cafardeux ; poudrer / poudreux ; laquer / la queue ; les fées / les feux ; baver / baveux ; l'énerver / les nerveux ; un névé / un neveu ; l'évier / les vieux ; envier / envieux ; assez / à ceux ; paresser / paresseux ; graisser / graisseux ; mousser / mousseux ; pisser / pisseux ; vicié / vicieux ; disgracier / disgracieux ; soucier / soucieux ; licencier / licencieux ; officier / officieux ; gazer / gazeux ; taisez / taiseux ; fâcher / fâcheux ; faucher / faucheux ; rocher / rocheux ; danger / d'enjeux ; s’encourager / 100 courageux ; outrager / outrageux ; neiger / neigeux ; (dés-)avantager / (dés-)avantageux ; crémer / crémeux ; fumer / fumeux ; ruiner / ruineux ; boutonner / boutonneux ; fariner / farineux ; soupçonner / soupçonneux ; un néné (un sein) / un neuneu (un idiot) ; calomnier / calomnieux ; besogner / besogneux ; ingénier / ingénieux ; soigné / soigneux ; miraculé / miraculeux ; huiler / huileux ; piler / pileux ; délier / des lieux ; pointillé / pointilleux ; aventurer / aventureux ; désirer / désireux ; générer / généreux ; cirer / cireux ; leurrer / l'heureux ; savourer / savoureux ; injurier / injurieux ; ennuyer / ennuyeux ; sourciller / sourcilleux ; 71

La paire / la peur ; sectaire / secteur ; achetèrent / acheteur ; vendèrent / vendeur ; pas d’air / pas d’heure ; quoi faire / coiffeur ; les flairs / les fleurs - l'effleure ; ça serre / sa sœur ; agressèrent / agresseur ; amusèrent / amuseur ; accrochèrent / accrocheur ; aménagèrent / aménageur ; déménagèrent / déménageur ; voyagèrent / voyageur ; sa mère / ça meurt ; allumèrent / allumeur ; colère / colleur ; prends l'air / prends leur ; travaillèrent / travailleur ; errèrent / erreur ...

Des bouts / deux bouts – debout ; des mains / deux mains – demain ; Nelly / ne lit ; (des / deux) ... (les / le) ; c'est chez Lou / c'est chelou (louche en verlan) ;

/Œ/O/

(72)

Un peu / un pot ; verbeux / verbaux ; coûteux / couteau ; gâteux / gâteau ; à deux / ado ; radieux / radio ; studieux / studio ; les queues / l'écho ; un creux / un croc ; les seuls feux / les seuls faux ; affreux / afro ; il veut / il vaut ; des cheveux / des chevaux ; à ceux / à Sceaux ; émeu - émeut / émaux ; m’émeut / mes mots ; caleux / calot ; pierreux / pierrot ; généreux / généraux ; joyeux / joyaux ; terreux / terreau ; des heureux / des euros ; 21

peureux / poreux ; peut choir / pochoir ; peu d'air / podaire ; peu lisse / police ; peser / poser ; peut céder / posséder ; peut tasser / potasser ; peu de vin / pot-de-vin ; un peu tôt / un poteau ; un peu pourri / un pot-pourri ; deux dos / dodo ; deux minots / domino ; deux mages / dommage ; deux nations / donation ; deux nez / donner ; deux ré / doré ; deux âges / dosage ; deux heures / doseur ; deux thé / doter ; ferait / forêt ; ce dé / sodé ; ce lied / solide ; seule eau / solo ; sema (v.) / soma ; ce nez / sonner ; ce nord / sonore ; retassé / rotacé ; retint (v.) / rotin ; retonde (v.)  / rotonde ; la piscine de Rezé (44) / la piscine de rosé ; 31

Aqueuse / à cause ; Marie-Josée creuse / Marie-Josée Croze (actrice) ; l'heureuse / le rose ; un Peul / un pôle ; la meule / le môle ; le jeûne / le jaune ; 6

keum / comme ; la peur / l’apport ; les peurs / les ports - porcs ; au beurre / au bord ; un bœuf / un beauf' ; buteur / butor ; menteur / mentor ; Lidl (supermarché) [lidœl] / l'idole ; des cœurs / des corps – décor ; en cœur / encore ; sa sœur / ça sort ; c'est le seul / c'est le sol ; il meurt / il mord ; à l’heure / alors ; malheur / ma Laure ; horreur / Aurore ; 15

[Œ/u]

Œuf / ouf (verlan) ; la preuve / l'approuve ; bœuf / bouffe ; Labeur / la bourre – labour ; un conteur / un contour ; auteur-hauteur / autour ; la teuf (verlan) / la touffe ; par cœur / parcours ; le feutre / le foutre ;  la meuf (verlan) / la Mouff’ (rue Mouffetard) ; l’humeur / l’humour ;

un peu / un pou ; mont venteux / mont Ventoux ; les queues / les coups ; aveu / à vous ; en jeu / en joue - Anjou ; les jeux / les joues ; s'émeut / c'est mou ; l'heureux / le roux ;  Meulan / moulant ;

Deux ans / douze ans, 2h / 12h ; deuxième / douzième ; deux blés / doubler ; deux sœurs / douceur ;

[ɛ̃ / ɑ̃]

(89)

le pain - le pin / le pan - le paon ; lapin / lapant ; un petit bain / un petit banc ; du pain / dupant (verbe duper) ; le teint - le thym / le temps - le taon ; l'étain / l'étang ; atteint / attend ; hautain / autant ; latin / latent - l'attend ; satin / Satan - s'attend ; gratin / grattant ; matin / m’attend ; ta tarte Tatin / ta tarte t’attend ; Tintin / tintant ; des crétins / décrétant ; importun / important ; deux daims / dedans - deux dents ; ce daim / Sedan ; soudain / Soudan ; dédain / des dents ; Cardin / cardant ; un bouquin / un boucan ; Tonkin / ton camp ; sequin / ce camp : fait qu'un / Fécamp ; un petit gain / un petit gant ; Seguin (la chèvre de M.) / ce gant ; enfin / enfant ; à 20 / avant ; le vin - le 20 / le vent ; devin / devant ; ce sein - saint / ce sang ; dessin / descend ; c'est un dessin / c'est indécent ; pas sain / passant ; bassin / Bassan (fou de) ; ma main / maman ; la main / l'amant ; les mains / l'aimant ; un nain / un an ; marin / marrant ; salin / salant ; Melun / Meulan ; parrain / parent ; un par un - un parrain / en parant ; ça craint / sacrant ;  le frein / le franc ; un grain / un grand ; faire le plein / faire le plan ; et viens / Evian ; 46

Quinte / Kant ; crainte / crante ; il pince / il pense ; une peinte / une pente ; une teinte / une tente - une tante ; il tinte / il tente ; en province / en Provence ; et rince / errance ; un cintre / un centre ; les lump (poisson) / les lampes ; enceinte / en sente ; une plainte / une plante ; le peindre / le pendre ; la feinte / la fente ; la junte / la gente ; la plinthe / la plante ; l'étreinte / les 30 ; l'éteindre / l'étendre - les tendres ; 18

Pincer / penser – panser ; teinter / tenter ; cingler / sangler ; il importe / il emporte ; import / en porc ; un métro / en métro (taxi, bus, tramway, train, TGV, avion... voyage, binôme, groupe, ...  ) ; l'infant / l'enfant ; invente / en vente ; un vol / en vol - envol ; un corps / encore ; un père / Ampère ; grimpèrent / grand-père ; un visage / envisage ; un sanglot / en sanglots ; un plus / en plus ; (saint / sans) Saint Germain / sans Germain... ; 25

[ɑ̃ / ɔ̃]

(127)

le paon / le pont ; lapant / Lapon ; coupant / coupon ; un petit banc / un petit bond ; enjambant / en jambon ; barbant / barbon ; le temps / le thon - le ton ; 100 ans / santon ; l’étang / letton ; avortant / avorton ; embêtant / en béton ; un quart temps / un carton ; dictant / dicton ; feuilletant / feuilleton ; prends Tonton / prends ton temps ; les dents / les dons ; par dent / pardon ; c'est l'Adam / céladon ; guidant / guidon ; C'est quand? / c'est con ? ; Fécamp / fécond ; les Balkans / les balcons ; croquant / croquons ; un gant / un gond ; ce gant / second ; divaguant / dix wagons ; draguant / dragon ; un faon / un fond ; enfant / en fond ; bouffant / bouffon ; le sang / leçon - le son ; du sang / du son ; massant / maçon ; hérissant / hérisson ; chaussant / chausson ; nourrissant / nourrisson ; glaçant / glaçon ; 16 ans / saison ; blousant / blouson ; bouchant / bouchon ; cochant / cochon ; pigeant / pigeon ; plongeant / plongeon ; un savant / un savon ; l’amant / l’amont ; l'aimant / les monts ; un dément / un démon ; un serment / un sermon ; en plan / en plomb ; il est blanc / il est blond ; un franc / un front ; les glands / l'aiglon ; très lent / très long ; salant / salon ; un collant / un colon ; Meulan / melon ; un galant / un galon ; les talents / l'étalon ; s'emballant / 100 ballons ; Iran / iront ; en rang / en rond ; elle rend / aileron ; en virant / environ ;  c'est marrant / c'est marron ; mourant / mouron ; (participe présent-adjectif / 1ère pers. pluriel) prenant / prenons ; enveloppant / enveloppons ; couvrant / couvrons ; accueillant / accueillons ; charmant / charmons ... ;  baîllant / baîllon ; bouillant / bouillon ; en brillant / embryon ; il lange / il longe ; il range / il ronge ; des angles / des ongles ; tremblant / tromblon ; Orient / Orion ; criant / Crillon (hôtel) ; grillant / grillon 76

grande / gronde ; des pentes / des pontes ; répandre / répondre ; des bandes / des bondes ; à bandes / abonde ; les branches / les bronches / une tranche / une tronche ; ils fendent / ils fondent ; ils mentent / ils montent ;

ne pas brancher / ne pas broncher ; un menteur / un monteur ; un fendeur / un fondeur ; c'est fendu / c'est fondu ; sans visage / son visage ; (sans / don)... la campagne / la compagne ; aimanté / est monté ; mentait / montait ; penser - panser / poncer ; cancer / concert ; Angèle / on gèle ; envie / on vit ; quand même / qu'on m'aime ; entend / on tend ; m'entend / montant ; emporte / on porte ; emmène / on mène ; enseigne / on saigne ; endort / on dort ; andine (des Andes) / on dîne ; endurci / on durçit ; endure / on dure ; enfonce / on fonce ; enfer / on ferre ; enfile / on file ; enfume / on fume ; engraisse / on graisse ; engueule / on gueule ; enlace / on lace ; enlève / on lève ; enquête / on quête ; enraye / on raye ; enroule / on roule ; ensable / on sable ; enserre / on serre ; entaille / on taille ; entraîne / on traîne ; envoûte / on voûte ; envoie / on voit ; emmêle / on mêle ; emménage / on ménage ; empare / on pare ; empêche / on pêche ; empeste / on peste ; emploi / on ploie ; empresse / on presse ; encadre / on cadre ; encercle / on cercle ; à Pôle Emploi / Apollon ploie ; 52

[a / ɑ̃]

encore / accord ; anoblir / ennoblir ; amener / emmener ; apporter / emporter ; mateur / menteur ; malheur / mens leur ! ; grammaire / grand-mère ; passer / penser ; sablier / sembler ; lacer / lancer ; tapis / tant pis ; satyre / sentire ; châtier / chantier ; plate / plante ; un matteau (écheveau) / un manteau ;

panda / pendant ;

(113)

[ɑ̃ / an]

 

 

[ɔ̃ / ɔn]

 

 

 

[ɛ̃ / ɛn]

alternance morphologique masculin / féminin :

Alezan ; anglican ; birman ; castillan ; catalan ; courtisan ; faisan ; gitan ; kenyan ; médian ; musulman ; nigérian ; occitan ; ottoman ; partisan ; paysan ; persan ; plan ; rhénan ; roman ; sévillan ; sultan ; tarzan ; texan ; toscan ; Jean ;

 

Noms : Aiglon ; baron ; daron ; bouffon ; bûcheron ; champion ; cochon ; espion ; garçon ; glouton ; laideron ; laron ; lion ; ourson ; patron ; piéton ; pigeon ; pion ; sauvageon ;

Adjectifs : anglo-saxon ; berrichon ; beauceron; bon ; bourguignon ; breton ; brouillon ; con ; fanfaron ; folichon ; grognon ; maigrichon ; mignon ; polisson ; poltron ; ronchon ; teuton ;

 

Métiers : acousticien ; chirurgien ; clinicien ; collégien ; comédien ; électricien ; électronicien ; esthéticien ; gardien ; grammairien ; historien ; informaticien ; lycéen ; magicien ; mathématicien ; mécanicien ; musicien ; opticien ; pharmacien ; physicien ; politicien ; technicien ; tragédien ;

Adjectifs : aérien ; ancien ; certain ; contemporain ; daltonien ; hautain ; lointain ; métropolitain ; mondain ; plein ; prochain ; puritain ; quotidien ; républicain ; sien ; sain ; soudain ; souterrain ; urbain ; vain ; végétarien ; vilain ;

(nationalités) Marocain / Marocaine… ;

grain / graine ; pain / peine ; bain / benne ; lin / laine ; rein / reine ; 

 

 

 

 

[p/b]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[t/d]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[k/g]

un pis / un bi ; le dépit / le débit ; appris / abri ;  (il) la prit / la Brie ; Capri / cabri ; une pique / une bique ; un pic / un bic ;  prisse (imp. du subj) / Brice ; la pile / la bile ; la prise / la brise ; papilles / babille ; un P / un B ; un pépé / un bébé ; rapp(e)lé / râblé ; son pré / sombrer ; la paix / la baie ; rappelait / Rabelais ; ça plaît / sablait ; des prêts / des braies ; impec / un bec ; une benne / une peine ; un père / un bers (maritime) ; une perm (permanence) / une berme ; il perce / il berce ; une prêle / une brêle ; praire / braire ; un petit plaid / un petit bled ;  des appâts / des abats ; la passe / la basse ; La Paz / la base ; les pales / les balles ; plate / blatte ; l'Apache / la bâche ; un petit pois - poids / un petit bois ; au port / au bord ; mon Paul / ton bol ; la Paule / la Baule ; la paume / la bôme (voile) ; un pot / un beau ; un pou / un bout ; les proues / les brous ; prout / broute ; une poule / une boule ; ma poule / maboul - ma boule ; ampoule / en boule ; une pouffe (une femme vulgaire) / une bouffe (un repas) ; la pouche (sac) / la bouche ; Les Pouilles - l'épouille / les bouilles ; il a pu / il a bu ; aux putes / au but ; une prune / une brune ; en pulpe / en bulbe ; ça pleut / sableux ; les preux - lépreux / l'hébreu ; les peurs / les beurres ; la preuve / l'abreuve ; lappa (verbe lapper) / là-bas ; le pas / le bas ; des pattes / des battes ; il empale / il emballe ; des plates / des blattes ; il pave / il bave ; des poires / déboires ;  un pain / un bain ; un sapin / un Sabin ; lopin / l'aubain ; un petit paon - un petit pan (de mur) / un petit banc ; décapant / des cabans ; s'apprend / sabrant ; sans plan / semblant ; rester en plan / rester en blanc ; une planche / une blanche ;  emprunt / en brun - embruns ; un pont / un bond ; un pompon / un bonbon ; un plomb / un blond ;

un piquet / un biquet ; de la piquette / de la biquette ; pisser / bisser ; c'est prisé / c'est brisé ; billet / pillait ; penny / béni ; pénis / bénisse ; opérer / obérer ; percer / bercer ; perçeuse / berçeuse ; persil / Bercy ; pâli / Bali ; Paris / Bari (Italie) ; pas rire / barrir ; un palais / un balai ; pas lourd / balourd ; pâlot / balot ; pas tôt - pataud / bâteau ; parer / barrer ; paver / baver ; passait / basset ; empaler / emballer ; un paquet / un baquet ; pacha / bâcha (verbe bâcher) ; une panière / une bannière ; poisson / boisson ; un poney / un bonnet ; apporter / aborder ; bien porté / bien bordé ; empoté / en beauté ; un poulet / un boulet ; pourrait / bourrait ; la râpe / l'Arabe ;

tag / dague ; Athis / à 10 ; attire / à dire ; centime / sans dîme ; attisant / à 10 ans ; un T - un thé / un D - un dé ; santé / sans D - sans dé ; atterré / adhéré ; affronter / à fronder ; bonté / bondé ; un petit thé / un petit dé ; côté / codé ; gratté / gradé ; le second T / le seconder ; et monter / émonder ; il faut l'éviter / il faut l'évider ; entrez / André ; tresse / dresse ; à tresses / adresse ; tresser / dresser ; sa tête / sa dette ; solitaire / solidaire ; s'entêter / s'endetter ; s'entame / 100 dames ; sur le tard / sur le dard ; tarder / darder ; 2 mantras / demand(e)ra ; à 3 / adroit ; trachée / dracher (pleuvoir) ; 100 tonnes / s'en donne ;  un peu tôt / un peu d'eau ; un râteau / un radeau ; un tome / un dôme ; trône / drone ; c'est tout / c'est doux ; la soute / la soude ; vends-tu? / vendu ? ; intruse / un druze ; tortue / tordu ; deux menteurs / demandeurs ; à temps - attend / Adam ; autant / aux dents ;  éteins ! / et d'un ! ; la vente / lavande ; une lente / une lande ; deux menthes / demande ; quittons / qui don(c)? ; partons ! / pardon ! ; un thon / un don ; i(l) monte / immonde ; honte / onde ; la fonte / la fonde (verbe) ; ponte / ponde ; ponton / pondons ; tonte / tonde ; tonton / tondons ; Théo / déo ; teigne / daigne ; rince-toi / rince-doigts ; tu as le 3 / tu as le droit ; mon petit toit / mon petit doigt ;

touiller / douiller ; touillait / douillet ;


comme / gomme ; coque / gogues ; crade / grade ; crame / gramme ; banque / bang ; grec / Greg ; c'est qui? / c'est Guy? ; qui lit? / guili? ; enquille / anguille ; on crie / Hongrie ; il faut le crier / il faut le griller ; la crise / la grise ; qui don(c) ? / guidon ; intriqué / intrigué ; à quai / à gué ; les laquer / l'élaguer ; la crève / la grève ; les crêtes / l'aigrette ; l'éclair / les glaires ; de Clèves / de glaive ; un cas / un gars ; il cache / il gâche ; apical / à Pigalle ; en car / en gare ; l'écart / les gares ; la cale / la gale ; amical / à mygales ; la came / la gamme ; la classe / la glace ; carré / garé ; carrie / Gary ; Calais / galet ; classé / glacé ; cratère / grattèrent ; on croit / Hongrois ; l'écho / l'ego ; un croc / un gros ; accro / agro ; une crotte / une grotte ; quel côut ! / quel goût ! ; égoutte / écoute ; coûteux / goûteux ; l’Ecume des jours / Légume des jours ; une crue / une grue ; sequin / Seguin ; le crin / le grain ; à raclant / raglan ; l'écran / les grands ; contrant (verbe contrer) / Gontran ; des cons / des gonds ;

Lalique / la ligue ; il brique / il brigue ; lyrique / l'irrigue ; magique / ma gigue ; satyrique / ça t'irrigue ; un bec / un bègue ; une collec (collection) / une collègue ; les lacs / l'élague ; une Black / une blague ; au bac / aux bagues ; la matraque / la Madrague ; l'abaque / la bague ; les bocks / les bogues ; les orques / les orgues ; évoque / et vogue ; un air rock / un air rogue ; un ocre / un ogre ; l'encre - l'ancre / Langres ; le tank / le tangue (hérisson) ; les manques / les mangues ;  un oncle / un ongle ; 

un cadeau / un gâteau ; décompter / dégonder ; le concours / le Goncourt ;

[b / v]

Bien ! / Viens ! - rabbi / ravi ; c'est l'habit / c'est la vie ; CB (cibi radio) / si(x) vies ; bite / vite ; sybille / civil ; ça brille / ça vrille ; un B / un V ; CB (cébé carte bancaire) / CV (curriculum vitae) ; l'abbé / laver ; ABC / AVC (Accident Vasculaire Cérébral) ; vous vivrez / vous vibrez ; à bec (flûte) / avec ; sur la berge / sur la verge ; la bête / lavette ; balance / valence ; dans le bar / dans le Var ; une bague / une vague ; la bâche / la vache ; sa batte / savate ; le bal / le val : là-bas / lava (verbe laver) ; reboire / revoir ; à boire / avoir ; bavoir / vas voir ! ; une balise / une valise ; un ballon / un vallon ; déballer / dévaler ; des ballets / des valets ; de boire / devoir ; un bol / un vol ; un bock / invoque ; ni beau / niveau ; serbo-croate / cerveau croate ; sabot / ça vaut ; un cabot / un caveau ; un jabot / un javeau (île) ; beauté / voter ; j’ai bu / j’ai vu ; c'est de l'abus / c'est de la vue ; des cubes / des cuves ; un bœuf / un veuf ; HEB / achever ; blanc / vlan ;

[s/z]

Seine / zen ; Sissi / Zizi ; assise / Aziz ; cassis / quasi ; les cils / les îles ; bacille / Basile ; racé / rasé ; cassé / casé ; embrasser / embraser ; hausser / oser ; laisser / léser ; visser / viser ; décidé / des idées ; les CD / les aider ; masser / mazet ; ils savaient / ils avaient ; basset / basait ; du sel / du zèle ; les sels / les ailes ; lacère – la serre / laser ; hissèrent / Isère ; un dessert / un désert ; Auxerre / osèrent ; les sas / les as ; laissâmes (passé simple) / les âmes ; désaler / des allées ; les soies / les oies ; les sorts - l'essor / les ors ; des soles / désole ; les sommes / les hommes ; les seaux / les os ; la Saône / la zone ; les sources / les ours ; les sues / les eues ; l'assure / l'azur ; de ceux / deux œufs ; des sœurs / des heures ; un petit coussin / un petit cousin ; croissant / crois-en ; prends 100 / prends-en ; lissant / lisant ; dis 100 / 10 ans - disant ; cessant / 16 ans ; tressant / 13 ans ; 200 / 2 ans ; avec essence / avec aisance ; ils sont / ils ont ; du poisson / du poison ; les sondes / les ondes ;

(pré-citer / présider); ils pressentent / ils présentent ;

les glisses / l'église ; Matisse / m'attise ; des bis / des bises ; qu'elle puisse / qu'elle puise ; la baisse / la baise ; les basses / les bases ; la Bresse / la braise ; blesse / Blaise ; les tresses / les 13 ;  Rodès / Rodez ; mais laisse ! / mélèze ; ma laisse / malaise ; Alès / à l'aise ; bah laisse ! / balèze ; Cesse ! / 16 ! ; la jeunesse / la genèse ;  m'agace / ma gaze ; Luce / l'use ; des bus : des buses ;

[z/ ʒ]

asile / à Gilles - agile ; azyme / à gym ; rosé / Roger ; José / jauger ; léser / léger ; s’arroser / s’arroger ; Champs Elysées / changez lisez ; gazer / gager ; dégazer / dégager ; des rosés / déroger ; des rosiers / dérogiez ; un zeste / un geste ; du zèle / du gel ; zébu / j'ai bu ; j'usais / jugeais ;  Z-O / jet d'eau ; un bisou / un bijou ; une lésion / une légion ;

Pise / pige ; Lise / lis-je ; baise / beige ; ose / auge ; hase / âge ; naze / nage ; l'attise / la tige ; lui disent / lui dis-je ; prothèse / protège ; obèse / au beige ; à l'aise / allège ; n'a d'aise / Nadège ; une case / une cage ; j'en rase / j'enrage ; un saz (instrument) / un sage ; sont nazes / son âge ; j'ose / jauge ; Toulouse / Toulouges ; bouse / bouge ; l'use / luge ; Abruzzes / à Bruges ;

[l/R]

Mali / mari   ; pâli / Paris  ; c’est long / c’est rond ; pas lent / parent ; la vie / ravi ;  calé / carré ; sellé / serré ;  Attila / attira ; l'élève / les rêves ; 1000 loirs / mirroir ; un gendarme lit / un gendarme rit ; la pièce / rapièce ; l'apport / rapport ; l'accord / raccord ; lavage / ravage ; latter / rater ; l'éclatèrent / les cratères ; dans la légion / dans la région ; C'est l'art / c'est rare ; un loup / un roux ; sans loi / sans roi ; le la / le rat ; il le clame / il le crame ;  un pli / un prix ; un plot / un pro ; aide-la / aid(e)ra ; une blanche / une branche ; la classe / la crasse ; un clan / un cran ; un gland / un grand ; une glace / une grâce ; flasque / frasque ; le flic / le fric ; sabler / sabrer ;

(avec ou sans e prononcé : Il faut l(e) faire / il faut r(e)faire) le faire / refaire : le commencer / recommencer ; le copier / recopier ; le dire / redire ; le prendre / reprendre ; le tire / retire ; le travailler / retravailler ; le passer / repasser ; le produire / reproduire ; le voir / revoir ; l'envoyer / renvoyer ; l'habiller / rhabiller ; l'apporter / rapporter ; l'ajuster / rajuster ; l'établir / rétablir ; les viser / réviser ; les fléchir / réfléchir ; les clamer / réclamer ; les percuter / répercuter ; les péter / répéter ; le battre / rebattre ;

empile / en pire ; empale / en parts ; un bal / un bar ; une balle / une barre ; j'emballe / j'en barre ; un bol / un bord ; la boule / la bourre ; atelle / à terre ; atoll / à tort ; Adèle / adhère ; encolle ! / encore ! ; la gale / la gare ; des cigales / des cigares ; légal / les gares ; un cil / un sire ; un sol / un sort ; tu es saoûl? / tu es sourd? ; des selles / dessert ; naval / navarre ; l' avale - Laval / l' avare ; des vols / dévore ; la moule / l'amour ; communal / communard ; trop mal / trop marre ; une malle / une mare ; emmêle / en mer ; un canal / un canard ; plural / plus rare ; le sable / le sabre ;

 

 

 

 

 

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08 novembre 2017

Donald Trump sous le coup de la loi française… des 3 consonnes

 

    C’est un sujet souvent discuté et toujours discutable : quand et comment on prononce (ou pas) le E graphique sans accent (quand il n’est pas prononcé [e] « dessin » ou [ɛ] « mer »), ce E dit muet, caduc, instable, et transcrit traditionnellement en alphabet phonétique par le symbole [ə] (alors qu’il se réalise labial c’est-à-dire [ø, œ] ou une valeur intermédiaire).

 

    A Saint-Rémy-de-Provence, Roseline me dit : « Vous, à Paris, vous coupez les mots, vous ne les prononcez pas en entier. » Devant mon air étonné, elle précise : « Vous dites Vill’franch’, alors que moi, je dis Vi-lle-fran-che ! » (Je noterai dorénavant les E non prononcés entre parenthèses (Vill(e)franch(e)), et les E prononcés soulignés (Villefranche).

 

    C’est vrai, la prononciation ou non de E (en finale mais aussi à l’intérieur des groupes rythmiques) est extrêmement variable suivant la variété de français, mais aussi le registre (a priori moins d’effacements de E en registre formel), la situation (les mamans à la sortie des écoles n’effacent pas : « Je ne te le redirai pas ! »), le type de discours (la chanson : Frère Jacques, Douce France… ; la poésie : Je ne parlerai pas, je ne penserai rien – Rimbaud)...

 

    Mais en français « standard » (c’est-à-dire non marqué régionalement), le E final n’est généralement pas prononcé : « Je te présent(e) mon frèr(e) Jacqu(es). »

 

    Pour les E à l’intérieur des groupes rythmiques, la situation est souvent d’une grande confusion pour les oreilles non-natives. En effet, on entend :

Cette semaine…. mais, la s(e)maine prochaine

Une petite… mais, la p(e)tite.

 

    Pourquoi ? Parce que la possibilité d’effacer ce E suit une règle inconsciente appelée grossièrement par Grammont « loi des trois consonnes » (ou L3C). En effet, en français, on prononce deux consonnes phonétiques sans difficulté, mais trois consonnes peuvent poser problème.

*Cett(e) s(e)main(e) [sɛtsmɛn], *un(e) p(e)tit(e) [ynptit] font apparaître 3 consonnes successives, groupe infranchissable.

 

    La situation est en fait un peu plus nuancée. On peut prononcer 1 consonne + 2 consonnes (ex : dans c(e) train), mais on ne peut pas prononcer 2 consonnes + 1 (ex : vendredi).

 

    On peut affiner cette règle encore plus (voir Bonus 2), d’où ce sujet intarissable.

 

    C’est cette règle qui explique qu’on prononce : quatre fois ([ka-tʁə - fwa]) ou quat(re) fois ([kat-fwa])…

    Et plus insolite encore et toujours cité dans les cours de phonétique :

Un ours blanc, prononcé [œ̃ -nuʀ - sə - blɑ̃] (un – nour - se – blanc), alors que le E graphique n’existe pas. Il y a ajout d’une voyelle épenthétique pour éviter le franchissement de 4 consonnes.

 

Trumppolar_bear

 

    C’est ce qui permet à certains journalistes de Radio France de soumettre Donald Trump à cette loi française des 3 consonnes en prononçant avec une voyelle épenthétique :

Do – nal - de – Trump [dɔ-nal-də-tʁœmp]

 

 

Bonus 1

La capacité à franchir des groupes de consonnes varie suivant les langues. Là où le polonais et le gallois enchaînent les consonnes sans difficulté (avec des consonnes dites syllabiques), le japonais ne peut franchir un groupe de 2 consonnes. Dans les emprunts, le japonais insère donc des voyelles d’appui (en général [ɯ] (ou [o]). Exemple : MacDonald, prononcé [ma-kɯ–do-na-lɯ-dɯ].

Et Donald Trump [do-na-le-do-to-lam-pɯ], d'après Kyoko.

 

Bonus 2

Remarques de Pierre R. LÉON, dans Prononciation du français standard, 1966, p.73.

« Le maintien ou la chute de E caduc peuvent provenir de multiples facteurs. En dehors de considérations stylistiques, on prononce davantage d’E caducs : pour être mieux compris (problème de perception) ; quand se présente un groupe de consonnes inhabituel (problème de distribution). Des facteurs psychologiques peuvent aussi intervenir : ainsi l’E caduc, précédé de plus d’une consonne prononcée, tombe plus facilement à la jointure de deux mots dissociables, comme dans port(e)-manteau, que dans un mot unique, comme appartement. Un autre facteur très curieux est celui du rythme. En particulier dans les mots composés, l’E caduc à la jointure (et précédé de plus d’une consonne prononcée), reste si le deuxième terme du mot composé n’a qu’une syllabe ; s’il a plus d’une syllabe, l’E caduc tombe presque toujours. On prononce ainsi :

garde-meuble, garde-côte, garde-boue, porte-plume, porte-clé

mais gard(e)-malade, gard(e)-côtier, gard(e)-barrière, port(e)-monnaie, port(e)-cigarette, port(e)-crayon, etc… »

 

 

 

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