IMG_4143Apprendre à entendre sa voix, jouer avec, la contrôler, accepter les différences de la langue étrangère, tant à l'écoute qu'à l'articulation, est une expérience très intime, psychologiquement chargée. Il ne s'agit pas comme avec les autres composantes de la langue (le lexique, la grammaire), de retenir et d'appliquer, mais de mettre en forme : ce n'est pas un savoir, mais un faire.
L'engagement de la personne est physique, il demande une souplesse vocale et psychologique qui nécessite une grande motivation et beaucoup d'entraînement.
L'entraînement à la prononciation doit être perçu par les enseignants (et les programmes) comme une dimension importante de l'enseignement de la langue, afin que les apprenants soient encouragés dans cet apprentissage qui marque aussi la capacité à entrer dans une nouvelle langue.
Une fois la motivation créée et entretenue, l'expérience de l'apprentissage est très personnelle. Il n'y a pas de méthode, d'information ou de représentation valable pour tous. Chaque cas est unique, lié à culture et à la personne. Mais à l'origine de chaque progression, voire de chaque succès, il y a une motivation explicite (voir les Monographies).